Les ateliers Remyco, futur repaire du street art made in Roubaix

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous

©Ateliers Remyco

Scroll par là

Que Rou­baix soit deve­nue une ville recon­nue en street-art, on n’en dou­tait plus. De plus en plus d’ar­tistes du coin et d’ailleurs s’y regroupent pour bom­ber leur talent sur ses façades. Mais les street-artists ont aus­si besoin d’a­te­liers pour bos­ser. Ils auront leur propre lieu d’i­ci quelques mois, rue Remy Cog­ghe.

Aujourd’­hui, pas mal de street-artists du sec­teur bossent de chez eux ou ont inves­ti un box des Ate­liers Jou­ret, repaire d’ar­tistes dans le centre-ville de Rou­baix. Sauf que dès qu’il faut bom­ber quelque chose, ça devient un peu com­pli­qué de ne pas en faire pro­fi­ter son voi­sin céra­miste ou gra­phiste.

Depuis un an, plu­sieurs col­lec­tifs et artistes ont dans l’i­dée de mon­ter un pro­jet asso­cia­tif et d’ou­vrir de nou­veaux Ate­liers Jou­ret mais, cette fois-ci, en mode 100% street-art et cultures urbaines. C’est beau sur le papier. Dans la réa­li­té, tout ça est un peu plus com­pli­qué à mettre en place. Loïc Tri­nel a donc déci­dé de leur don­ner un coup de main. Le direc­teur de l’of­fice de tou­risme de Rou­baix et du musée de la Manu­fac­ture s’est inves­ti de manière per­son­nelle avec toute son expé­rience sous le bras.

Que Rou­baix devienne un sym­bole du street-art, c’est quelque chose d’é­vident pour moi. Aujourd’­hui, on doit avoir autour de 90 spots, explique-t-il. Et ils sont un noyau dur d’une grosse dizaine d’ar­tistes dans le pro­jet, ce n’est pas rien”. On compte par­mi eux des membres du Col­lec­tif Renart, Des Friches et des Lettres ou encore Mr VOul. “D’autres ont déjà lais­sé entendre qu’ils pour­raient rejoindre l’a­ven­ture un peu plus tard, il n’y avait fina­le­ment plus qu’à trou­ver un lieu et lan­cer la machine”.

Lire aus­si :
Sept nou­velles œuvres street-art à aller débus­quer à Rou­baix

Le lieu, c’est donc désor­mais chose faite : tout ce beau petit monde se retrou­ve­ra d’i­ci six mois au 32 Remy-Cog­ghe, dans les anciens locaux d’une usine de confec­tion. “Les tra­vaux vont démar­rer car, pour l’ins­tant, on est sur un pla­teau d’u­sine brut de 850m² qu’on doit amé­na­ger selon les besoins des dif­fé­rents artistes”, détaille Loïc Tri­nel.

A terme, on devrait y retrou­ver un grand espace col­lec­tif avec plein de matos à dis­po­si­tion pour de la menui­se­rie ou de la bombe par exemple. Des ateliers/box per­son­nels seront aus­si mon­tés et pour­ront être loués par des artistes, des assos ou des agents. “On veut éga­le­ment ouvrir les portes au public de temps à autre pour des expos, des ate­liers ou des moments forts comme la Nuit des Arts”. Sur­tout qu’il y aura un espace cafèt’ pas riqui­qui du tout qui pour­ra accueillir tout ce beau monde comme il se soit.

©Ate­liers Remy­co
©Ate­liers Remy­co

Bref, niveau fonc­tion­ne­ment, on retrouve l’es­prit des Ate­liers Jou­ret. Sauf que là ce seront les Ate­liers Remy­co. Un nom trou­vé par les street-artists impli­qués dans le pro­jet en hom­mage à la rue qui les accueille. La ville de Rou­baix a logi­que­ment été mise dans la boucle, elle aus­si, notam­ment pour uti­li­ser cer­tains murs qui jouxtent les futurs Ate­lier Remy­co. Des par­te­na­riats avec d’autres struc­tures rou­bai­siennes, comme le Coli­sée qui se trouve à côté, sont déjà dans les tuyaux.

Une pre­mière expo est pré­vue pour début avril pour invi­ter tout le monde à par­ti­ci­per à l’a­ven­ture et décou­vrir en avant-pre­mière toute cette joyeuse troupe dans son nou­veau lieu. On revien­dra vous en tou­cher un mot en temps et en heure, pas de sou­ci.

Si vous êtes un artiste ou un col­lec­tif qui bosse dans le monde mer­veilleux des cultures urbaines et que le pro­jet vous botte : ateliers.remyco@gmail.com