L’avenir est dans la boîte avec la lunch box zéro déchet Niiji

Dans C'est green, Ch'est bieau, Lille

© Julien Pitinome - collectif Oeil

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Votre poubelle de bureau vous remerciera. Et notre chère planète terre aussi ! La lunch box Niiji c’est le concept qui réconcilie déjeuner sur le pouce et lutte contre le réchauffement climatique. Basée à Roubaix, Céline Scavennec a mis sur pied une lunch box durable.

Derrière de larges lunettes, les yeux rieurs de Céline Scavennec s’ouvrent en grand quand elle se remémore les pelouses des festivals, maculées de déchets plastiques : “Les gobelets s’amoncelaient à côté des scènes, c’était une vision d’horreur pour moi”. Céline peut souffler un peu aujorud’hui : depuis dix ans les éco-cups ont remplacé les contenants jetables. Mais dans les poubelles des food-trucks, les emballages alimentaires continuent de s’accumuler.

Pour une restauration nomade et zéro déchet

“Je suis sensible aux questions environnementales mais de façon pragmatique : que faire à mon niveau pour adopter une consommation plus responsable ?”, se demande la jeune entrepreneuse. Le fruit de sa réflexion : une lunch box composée de trois boîtes réutilisables que l’on empile les unes sur les autres. Un concept inspiré des bento japonais ou tout simplement “des gamelles et bocaux de nos grands-parents ou arrières grands-parents”, plaisante Céline Scavennec. Elle se lance en juin 2018 dans un projet fou, proposer aux restaurateurs un contenant durable à destination des consommateurs nomades.

© Julien Pitinome – collectif Oeil

Céline Scavennec mise sur les restaurateurs pour changer les pratiques comme Alexandre Miermont, fondateur de la cantine digitale Fôr. Basée à Lille, cette cantine propose des plats sur commande livrés depuis peu dans des lunch box Niiji. Cet ancien directeur commercial dans une société de gestion des déchets, sait de quoi il parle – “c’est mon sujet de prédilection”. Les premières livraisons dans de grandes entreprises de la métropole lilloise sont un succès explique le chef. “Le repas nomade zéro déchet plait dans les grands groupes qui n’en peuvent plus de voir les traiteurs, à la fin d’un buffet, remplir les poubelles des bureaux.”

 Le retour de la consigne

Le repas zéro déchet surfe sur un système courant en France jusque dans les années 1970 : la consigne. Céline Scavennec utilise les mêmes recettes. Une fois la commande effectuée en ligne, le consommateur rapporte la lunch box consignée pour une prochaine utilisation. A l’été 2018, la fondatrice de Niiji dévoile une nouvelle étape de sa démarche “stop au jetable” : une consigne numérique intitulée “Eat and Back”.

Initialement consignée dix euros auprès des restaurateurs, l’application numérique en cours d’élaboration permettra aux consommateurs d’emprunter une lunch box en deux clics, l’un pour son emprunt, l’autre lors son retour et sans avancer de frais.  

Made in Roubaix-Tourcoing

Pour Céline Scavennec, consommer plus durable, c’est aussi consommer local. Les contenants Niiji sont entièrement élaborés au sein de la Métropole Lilloise. Une fois les premiers prototypes en main, la businesswoman se rapproche d’une entreprise de plasturgie locale qui donnera vie à ses box repas durables : “Nos bentos sont réalisés en bioplastique, c’est-à-dire à partir de matière naturelle à Tourcoing, explique-t-elle avant d’ajouter le sourire aux lèvres, c’est un produit complètement made in Roubaix-Tourcoing”.

La démarche zéro déchet de Céline Scavennec s’accompagne donc d’une revalorisation de l’emploi local, faisant de Niiji une initiative plus que vertueuse. Céline Scavennec est confiante, les emballages plastiques “seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir”.

Pour suivre les news de Niiji, direction sa page Facebook ou directement son site où vous pouvez réserver votre lunch box.