L’Illu, une galerie d’art d’un nouveau genre se dessine à Lille

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous, Lille

Caroline, créatrice de la galerie L'illu

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Prêts à épa­ter la gale­rie avec des illus­tra­tions uniques ? L’illu, nou­velle pépite dans le monde de l’art lil­lois, vous pro­pose des œuvres ori­gi­nales, d’artistes de la région (ou presque) et sur­tout, pour tous les bud­gets.

L’Illu n’a rien à voir avec ces gale­ries per­chées devant les­quelles vous pas­sez sans vous arrê­ter… Ici, on contemple de beaux-des­sins et/ou on repart avec une créa­tion locale sous le bras. Une palette de dix-huit artistes – la plu­part lil­lois, rou­bai­siens, croi­siens, made­li­nois, casselois…bref des gens du coin –com­pose des illus­tra­tions fun­ky, poé­tiques ou com­plè­te­ment bar­rées.  

Gale­rie L’illu, la gale­rie 100% Ins­ta­gra­mable du 83 rue du Moli­nel

Et L’Illu, c’est aus­si une gale­rie équi­table. Quand sa créa­trice Caro­line quitte son job d’ingénieur en bâti­ment pour vendre de belles images, elle ne veut pas « juste ouvrir une gale­rie » mais dépous­sié­rer le genre : « Une gale­rie qui se foca­lise sur les artistes locaux et les illus­tra­tions, c’est mar­gi­nal dans le milieu ». L’idée de cette des­si­na­trice à ses heures per­dues, c’est d’offrir aux artistes lil­lois un lieu où expo­ser et vendre leurs des­sins de façon per­ma­nente. D’ordinaire, les artistes de L’Illu exposent leurs œuvres dans des bars et des res­tau­rants… espé­rant les vendre entre la poire et le fro­mage. Mais dans sa gale­rie, Caro­line avance les frais d’impression : « C’est une démarche équi­table, un coup de pouce pour des artistes qui n’ont pas for­cé­ment les moyens d’exposer dans une gale­rie tra­di­tion­nelle ».

Et comme un bon­heur n’arrive jamais seul, les illus­tra­tions expo­sées sont à des prix plus qu’abordables. Dans le secret de leurs ate­liers, les artistes laissent libre court à leur ima­gi­na­tion et réa­lisent des pièces ori­gi­nales, ensuite repro­duites en édi­tion limi­tée (30 exem­plaires max) par un impri­meur bien de chez nous à Was­que­hal.

Il y en a pour tous les gouts : du for­mat carte pos­tale (20 euros), au tra­di­tion­nel for­mat car­ré (35 euros) en pas­sant par le gigan­ti­fique for­mat macro (rien à voir avec le pois­son et il faut comp­ter 150 euros). Une fois dans la gale­rie, vous com­po­sez le futur pêle-mêle qui habille­ra votre mur : une estampe + une aqua­relle + un des­sin au crayon ou une illu toute numé­rique à la palette gra­phique + une estampe… En bref, com­po­sez comme bon vous semble et trans­for­mez votre chez-vous en musée.

L’illu est aus­si un lieu de ren­contre et de convi­via­li­té. « Je ne vou­lais pas créer une gale­rie où les gens entrent, regardent et repartent dans la fou­lée. Le but c’est que les Lil­lois s’installent sur le cana­pé, regardent les illus­tra­tions accro­chées au mur, fouillent dans les bacs à illus’, feuillettent les romans graphiques…qu’ils y res­tent quoi ! », s’exclame Caro­line.

D’ici quelques mois, les artistes de la gale­rie ani­me­ront des ate­liers dédiés aux arts gra­phiques sous toutes leurs formes : ini­tia­tion à l’estampe, à l’aquarelle… pour les adultes comme pour les enfants. D’ici-là, le 24 mai, notez le pre­mier évé­ne­ment de la gale­rie: l’illustration, en direct, au feutre, de la vitrine de la gale­rie par le talen­tueux duo Jiem&Mary. Une occa­sion sup­plé­men­taire pour Caro­line de « mettre un coup de pro­jec­teur sur les artistes de la gale­rie ».

L’illu c’est au 83 rue du Moli­nel, ouvert du mar­di au ven­dre­di de 12 heures à 19 h 30 et le same­di de 10 heures à 19 heures. Retrou­vez les artistes de la gale­rie sur Ins­ta­gram et Face­book.