Impulso, l’asso lilloise qui supporte les projets en Amérique latine

Dans Lille
Scroll par là

En 2016, Louis-Elie Maillard et Cyrille Roquette, alors étu­diants à l’IE­SEG, décident de mon­ter l’as­so Impul­so spé­cia­li­sée dans l’en­tre­pre­neu­riat social et soli­daire en Amé­rique latine. Trois ans plus tard, l’as­so­cia­tion s’est pro­fes­sion­na­li­sée et compte bien se déve­lop­per dans les années à venir.

Après une année de césure réa­li­sée en Amé­rique latine, les deux potes en école de com­merce se sont ren­dus compte du besoin d’a­gir et de miser sur l’en­tre­pre­neu­riat social et soli­daire dans cette région du monde.

Started from the bottom

Du Hon­du­ras, ils se lancent donc dans la créa­tion d’Im­pul­so pour accom­pa­gner les entre­pre­neurs locaux dans l’emprunt et la ges­tion des micro-cré­dits, sans jamais les assis­ter pour autant. “Nous sommes par­tis du prin­cipe que nous étions là pour bos­ser avec eux, car nous avions autant à apprendre d’eux, qu’ils en avaient à apprendre de nous” sou­lignent les deux com­pères.

Leur bataille ? Par­ti­ci­per à l’é­du­ca­tion finan­cière des popu­la­tions en matière de micro-cré­dit, afin de favo­ri­ser l’in­clu­sion sociale des popu­la­tions mar­gi­na­li­sées et de co-construire Impul­so avec les per­sonnes direc­te­ment concer­nées.

Concrè­te­ment, Impul­so pro­meut autant l’en­tre­pre­neu­riat fémi­nin “qui repré­sente 80% des entre­pre­neurs avec qui nous tra­vaillons et qui est trop sou­vent mar­gi­na­li­sé”, pré­cise Cyrille, en ten­tant de déve­lop­per leur acti­vi­té pro­fes­sion­nelle, que l’in­clu­sion et l’au­to­no­mi­sa­tion des com­mu­nau­tés indi­gènes pré­sentes en Amé­rique Latine.

Les co-fon­da­teurs avec l’é­quipe de MICREDISOL (par­te­naire d’Im­pul­so), un Ins­ti­tut de Micro­fi­nance Péru­vien cen­tré sur la micro­fi­nance auprès de femmes

L’équipage s’agrandit

Après un an outre-atlan­tique et un pro­jet bien mûri, Louis-Elie et Cyrille décident de recru­ter cinq nou­veaux binômes afin d’an­crer l’ac­tion d’Im­pul­so sur le long terme et d’ac­com­pa­gner au mieux les micro-entre­pre­neurs. En sep­tembre der­nier, les deux potes ren­trés à Lille, l’as­so étu­diante est deve­nue une réelle struc­ture pro­fes­sion­nelle. Vingt-cinq volon­taires tra­vaillent aujourd’­hui sur le ter­rain.

D’un pays à l’autre

De l’E­qua­teur au Pérou, en pas­sant par le Gua­te­ma­la, l’en­semble des volon­taires est sui­vi en amont, six mois avant la mis­sion par les deux asso­ciés dans la for­ma­tion à la ges­tion de pro­jet, à la micro-finance et enfin à la levée de fonds “Nos volon­taires sont dévoués, donnent de leur temps et de leur éner­gie, la levée de fonds leur per­met d’en­vi­sa­ger la mis­sion serei­ne­ment sans avoir à payer de leur poche” sou­ligne Louis-Elie. Un beau pro­jet à suivre.

Can­dice (Tou­louse Busi­ness School), tra­vaille avec une entre­pre­neure du mar­ché d’O­ta­va­lo, en Equa­teur.

Les deux amis ont élu domi­cile au 34 Rue de la Haute Loge à Marcq-en-Barœul, et vous pou­vez les contac­ter pour plus de ren­sei­gne­ments sur les pro­jets à venir au 06 99 64 01 52.