Avec Bistro Яuskôf, c’est un petit bout de Russie qui débarque (secrètement) à Lille

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Dès la fin du mois d’oc­tobre, vous pour­rez dégus­ter des petits plats russes au cours d’un “sou­per secret”. Orches­trées par Dmi­try Leve­nets, un Russe ins­tal­lé en France, les soi­rées res­sem­ble­ront davan­tage à une immer­sion cultu­relle qu’à un simple repas.

Si vous avez envie de décou­vrir la gas­tro­no­mie russe et de vous plon­ger dans la culture du pays, rien de mieux que d’al­ler man­ger dans un res­tau­rant tenu par un véri­table Russe de Rus­sie. Dmi­try Leve­nets, ins­tal­lé en France depuis trois ans, ouvri­ra bien­tôt son Bis­tro Яus­kôf, véri­table lieu mul­ti­fonc­tion : man­ger, boire, vous faire des potes, décou­vrir l’a­mi­tié fran­co-russe et par­ler la langue de Dmi­try… Bien­tôt tout ça sera pos­sible dans un lieu encore incon­nu, le tout autour d’un “sou­per secret”.

On peut man­ger à la mai­son, ou au res­tau­rant. Mais pour moi, c’est ennuyeux, explique Dmi­try avec un léger accent. Ce que les gens veulent, ce sont de nou­velles expé­riences, payer pour de nou­velles émo­tions”.

Sachez, avant de vous lan­cer dans la nou­velle expé­rience de la cui­sine russe, qu’elle “n’existe pas”, explique Dmi­try. “La cui­sine russe inclus tous les plats des pays d’à côté”, ves­tige de l’empire. En fait, elle se nour­rit des meilleurs plats des pays alen­tours pour se construire ses spé­cia­li­tés culi­naires #Malin.

Vous ne saurez rien, nada

Reve­nons-en à nos mou­tons notre bortsch. Comme il s’a­git de “sou­pers secrets”, beau­coup de choses vont res­ter mys­té­rieuses. Vous ne sau­rez jamais à l’a­vance ce que vous man­ge­rez, mais vous pou­vez décou­vrir, sur le site du Bis­tro Яus­kôf, cer­tains plats qui pour­raient figu­rer sur la carte. Vous n’au­rez pas non plus l’a­dresse du lieu avant de réser­ver. Ça se pas­se­ra dans une mai­son du XVIIIe siècle dans le Vieux-Lille. C’est tout ce qu’on peut vous dire, et ce qu’on sait.

Le prix aus­si est, pour l’ins­tant, secret. “Mais ça sera un peu plus cher que dans un res­to clas­sique”, pré­vient Dmi­try. Tous les invi­tés (15 max), seront assis à la même table, et avant le sou­per, le gérant compte bien par­ler avec eux pour “créer un groupe”.

Vous pour­rez ensuite dégus­ter les plats, goû­ter à de la vod­ka, apprendre les bases du russe et décou­vrir des objets et des his­toires qui sym­bo­lisent l’a­mi­tié fran­co-russe, une des pas­sions de Dmi­try. (On ne va pas tout spoi­ler, mais par exemple le par­fum Cha­nel n°5 est issue d’une col­lab’ fran­co-russe. )

Lille, la Saint-Pétersbourg française

Parce que oui, la col­la­bo­ra­tion entre nos deux contrées, c’est car­ré­ment son truc. Dimi­try bos­se­ra avec Arthur, un Fran­çais qui a vécu en Rus­sie plu­sieurs années et qui parle bien la langue. Dmi­try, lui, est ins­tal­lé à Lille depuis trois ans, dont deux pas­sés à ensei­gner le russe aux élèves de l’IE­SEG.

D’ailleurs, si l’an­cien jour­na­liste russe est venu rejoindre notre beau pays, c’est sur­tout parce que “le fro­mage est inter­dit en Rus­sie à cause des sanc­tions éco­no­miques. J’a­dore ça et j’aime beau­coup le vin aus­si”. C’est vrai qu’en termes de fro­mages et de vins, le voi­là ser­vi.

Une fois trou­vé le pays, il ne res­tait plus qu’à trou­ver la des­ti­na­tion exacte. Bim, son choix se porte sur Lille (la meilleure ville de France on vous le rap­pelle), “qui res­semble beau­coup à Saint-Péters­bourg, la ville russe la plus euro­péenne”, explique Dmi­try. Main­te­nant, il sou­haite conti­nuer à “trou­ver sa place en France”. Et quoi de mieux qu’un bon repas pour ça ?

Alors pour ceux qui auraient envie de se lais­ser ten­ter par cette expé­rience cultu­rel­lo-culi­naire, il faut réser­ver direc­te­ment sur le site du Bis­tro Яus­kôf, ou sur leur Ins­ta­gram. Et puis vous n’au­rez plus qu’à attendre vos ins­truc­tions. Début de l’im­mer­sion à la fin du mois d’oc­tobre.