Noir Carat, la marque Lilloise qui pimpe les bijoux vintage

Dans C'est green, Ch'est bieau, Lille

©Noir Carat

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Il n’y a pas que les vête­ments ou les meubles qui peuvent s’a­che­ter vin­tage, il y a aus­si les bijoux. C’est d’ailleurs la marque de fabrique de Fan­ny, une néo-Lil­loise qui a lan­cé en novembre Noir Carat, son entre­prise de bijoux de seconde main.

Fan­ny et les bijoux, c’est une his­toire d’a­mour fami­liale : “J’ai tou­jours ado­ré ça, notam­ment les pièces plus anciennes grâce à ma mère et à ma grand-mère. Elles m’ont fait don, ou plu­tôt je me suis appro­priée, les leurs”, s’a­muse-t-elle.

Avoir des bijoux, c’est chouette. Mais par­fois, on a beau mettre le prix, la qua­li­té n’est pas tou­jours au ren­dez-vous. Et c’est bien dom­mage car sou­vent, ils ont une valeur sen­ti­men­tale. “Pour mes 25 ans, des amis m’ont offert un beau bijou fan­tai­sie. Le col­lier et la médaille étaient en ver­meil. Il s’est alté­ré, raconte la boss de Noir Carat. J’é­tais déçue que mes amis aient mis le prix dans quelque chose qui n’a pas tenu dans le temps.”

Elle se rend compte que les bagues qu’elle a récu­pé­rés de sa mère ou sa grand-mère, elles, ne bougent pas du tout. “Pour­tant, elles n’y appor­taient pas un soin par­ti­cu­lier. Elles fai­saient la vais­selle et jar­di­naient avec. Elles sont en super état, tou­jours brillantes, bien dorées.” Elle se dit qu’elle tient peut-être un bon concept.

Ça c’est Fan­ny, la big boss de Noir Carat.

Après un pas­sage par Paris, où elle gère un espace de cowor­king et découvre le monde des start-ups, elle débarque à Lille. Là, elle décide qu’il est grand temps de se lan­cer dans l’en­tre­pre­neu­riat. C’est comme ça que le petit Noir Carat voit le jour, grâce à l’aide de Blan­che­maille à Rou­baix, l’in­cu­ba­teur dédié au e‑commerce d’Eu­ra­tech : “J’a­dore les bijoux vin­tage. Je veux pou­voir remettre au goût du jour ces tré­sors qui dorment dans nos tiroirs”.

Chinage party

Son concept est simple : elle chine ses petites pépites dans des ventes aux enchères par­tout en France. Comme ça, pas de mau­vaises sur­prises. “Tout est cer­ti­fié par un com­mis­saire pri­seur. C’est daté, authen­ti­fié, on connaît le maté­riau, la pierre…” Fan­ny n’a­chète que des bijoux en or 18 carats, géné­ra­le­ment jaunes, parce qu’a­vant, l’or était rare­ment blanc ou rose.

Une fois qu’elle a récu­pé­ré ses nou­velles petites mer­veilles, elle les rafis­tole : polis­sage, remise en état, asti­quage… Et même si elle achète géné­ra­le­ment des pro­duits en bon état, elle peut tou­jours comp­ter sur son par­te­naire, un bijou­tier-joailler à Rou­baix pour remettre à taille, répa­rer un bijou ou remettre une pierre.

© Noir Carat

Les bijoux anciens en or ont une com­po­si­tion et un tra­vail beau­coup plus pous­sés et les pièces étaient fabri­quées en plus petites séries”, explique-t-elle. Fan­ny pro­pose des bagues, des boucles d’o­reilles, des pen­den­tifs et des bra­ce­lets ori­gi­naux, qu’on ne retrouve pas par­tout. “Mes prix ne peuvent pas riva­li­ser avec ceux des bijoux fan­tai­sie. Mais ils sont justes pour des objets qui dure­ront toute la vie”, indique-t-elle.

Faire le choix d’a­che­ter des bijoux vin­tage, c’est aus­si celui de faire du bien à la pla­nète et aux tra­vailleurs de l’or, parce que l’ex­trac­tion de l’or, c’est pas jojo. La seconde main, comme c’est durable et éco-res­pon­sable, par défi­ni­tion, déjà, c’est cool. En plus, “les bijoux méritent une seconde vie, parce que l’or est un maté­riau pro­pice à ça. La trans­mis­sion en est d’au­tant plus forte qu’ils sont un sym­bole assez fort”, pré­cise Fan­ny. C’est vrai que pour mar­quer de grosses étapes bien impor­tantes dans la vie, on pense sou­vent à offrir une bague, un bra­ce­let ou un joli médaillon.

© Noir Carat

Pour l’ins­tant, Fan­ny n’a qu’une col­lec­tion femme, mais elle a des pro­jets plein la tête. Déjà, elle vou­drait faire une caté­go­rie homme, parce qu’il y a plein de bijoux et de bagues type che­va­lières aux enchères. Après, elle aime­rait pro­po­ser la mise à taille et la per­son­na­li­sa­tion avec la gra­vure, his­toire que vous puis­siez ajou­ter une p’tite touche de vous sur vos nou­veaux amis.

Du coup, si vous êtes tou­jours à la recherche de THE cadeau de Noël par­fait et que vous avez envie de cra­quer chez Noir Carat, c’est ici, sur leur site. Si vous avez juste envie de baver sur les magni­fiques bijoux vin­tage, go sur Ins­ta.