Revive Clothing Lab mixe vos vieux vêtements pour en créer de nouveaux top tendance

Dans C'est green, Lille
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On a tous dans nos pla­cards des vête­ments dont on arrive pas à se sépa­rer sans trop savoir pour­quoi. Valeur sen­ti­men­tale, flemme ou juste parce qu’on ne sait pas quoi en faire. Réjouis­sez-vous, parce que cette ère de “je garde ça sans savoir quoi en faire” a pris fin. Avec Revive Clo­thing Lab, la Lil­loise Yolande mixe plu­sieurs vieilles fringues entre elles pour en faire de nou­velles pièces, uniques et ori­gi­nales.

Pour Yolande, tout com­mence il y a quelques années, lors qu’elle s’ex­pa­trie en France. Après plu­sieurs années chez Mark & Spen­cer en tant qu’a­che­teuse tex­tile, elle part tra­vailler chez Tim­ber­land, où elle gra­vit tous les éche­lons. Là, elle est ini­tiée à l’é­co­res­pon­sa­bi­li­té.

Après un pas­sage par la case Rus­sie (qui dure huit ans, tout de même), elle revient s’ins­tal­ler en France et choi­sit Lille, avec son mari et ses enfants. Là, l’i­dée de se lan­cer en solo com­mence à mûrir. Je passe ma vie à jouer avec mes fringues, il y avait quelque chose à faire avec le sur­plus du mar­ché tex­tile”, explique-t-elle. Voi­là com­ment elle intègre Nord­créa, à Rou­baix, il y a deux ans.

Local et réinsertion

Elle lance fina­le­ment son entre­prise en sep­tembre der­nier. Avec son œil d’a­che­teuse, elle démarche les entre­prises mul­ti­marques pour rache­ter leurs stocks d’in­ven­dus, et/ou va chi­ner des articles. Ensuite, elle tra­vaille avec une sty­liste-modé­liste pour don­ner une nou­velle vie à ces pro­duits. “Je trouve des pièces ori­gi­nales, des petites perles et je les mélange à des vête­ments plus simples, ça donne des vête­ments uniques”, détaille Yolande. Elle crée de nou­velles vestes, robes, jupes, pan­ta­lons, top… tou­jours en jouant sur les matières et les motifs.

Après avoir ima­gi­né ses “pièces uniques ou des mini-séries” en taille S/M/L, elle confie leur réa­li­sa­tion à un réseau de cou­tu­rières ultra local, “pour limi­ter l’empreinte car­bone”, dont cer­taines bossent dans des ate­liers de réin­ser­tion, pour les tâches les plus simples.

Être tendance et responsable

Elle pro­pose aus­si un ser­vice d’upcy­cling de vos vête­ments. En gros, pour ceux qui traînent chez vous, que vous aimez mais que vous ne met­tez plus. Mais si, ima­gi­nez un peu, mélan­ger votre che­mi­sier pré­fé­ré à fleurs avec une petite blouse à pois trop mignonne, ou trans­for­mer votre jean noir pré­fé­ré en pan­ta­lon avec des bandes python. Canon, non ?

Pour ça, rien de plus simple, vous lui rame­nez entre deux et trois vête­ments. Vous brains­tor­mez ensemble et hop, en une semaine, vous récu­pé­rez une fringue com­plè­te­ment nou­velle et sty­lée, que vous ne ver­rez nulle part ailleurs. Comp­tez envi­ron 45€ si vous vou­lez trans­for­mer un haut ou une jupe, 75€ pour un pan­ta­lon ou une robe, ou 95€ pour un man­teau et une veste. Si vous avez d’autres idées ou envie, le mieux c’est de lui en par­ler direc­te­ment.

Revive Clo­thing Lab s’a­dresse aux femmes qui n’ont pas le temps de mettre leurs vête­ments en vente sur Vin­ted, qui n’aiment pas les bou­tiques de seconde main et qui ne sont pas capables d’up­cy­cler leurs propres vête­ments. Ça leur per­met d’a­voir des fringues res­pon­sables, uniques et réso­lu­ment mode”, résume Yolande.

Tout est fait en mode récup’ et rien ne reste inuti­li­sé. Les éti­quettes des fringues sont faites à base de chutes de tis­su, tout comme les pochons de lavande anti-mites qui les accom­pagnent. Même les tote bags, dans les­quels sont livrés vos vête­ments sont en draps upcy­clés.

Voi­là, voi­là. Si vous avez envie de décou­vrir la col­lec­tion actuelle de Revive Clo­thing Lab IRL, ça tombe bien, parce que Yolande fera par­tie des créa­teurs qui exposent au pop-up store de l’a­te­lier Capi­france ces jeu­di et ven­dre­di. Et à par­tir de 2020, deux same­dis par mois, elle aura un petit sho­wroom cosy, le “Green Appart”, au 41 rue Basse, à Lille, où vous pour­rez décou­vrir ses créa­tions et celles de Trop Trop Bien, et d’autres marques, qui chan­ge­ront régu­liè­re­ment.

Si vous avez un pro­jet d’up­cy­cling de vos fringues, le mieux c’est de contac­ter direc­te­ment Yolande via Face­book ou Ins­ta­gram.