Un distributeur de bitcoins a fait son apparition à Fives

Dans Lille, Money Money Money
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Le bit­coin et les cryp­to-mon­naies en géné­ral, c’est un truc un peu obs­cur qui se passe sur les inter­nets et qu’on ne maî­trise pas tous. Pour pas­ser en mode IRL, un dis­tri­bu­teur de bit­coin vient d’être ins­tal­lé à Fives, dans la rue Eugène-Jac­quet.

Peut-être avez-vous déjà enten­du par­ler des bit­coins sans jamais les uti­li­ser. Parce que, qu’on se le dise, c’est un brin tech­nique et ça mérite qu’on s’y inté­resse avant d’y inves­tir tout son PEL.

Pour les new­bies de la chose, le Bit­coin est une mon­naie vir­tuelle donc, déjà, si vous aimez sen­tir votre cash entre vos doigts, pas­sez votre che­min. Elle per­met de s’acheter tout un tas de truc sur Inter­net, ou dans la vraie vie, puisque main­te­nant cer­tains res­tos, bar ou même des géants du e‑commerce, com­mencent à accep­ter ce mode de paie­ment en bit­coins.

Mais en fait, là où ça dif­fère vrai­ment de vos tra­di­tion­nels euros, c’est que la valeur d’un Bit­coin fluc­tue h24. Quand on vous dit h24, ce n’est pas une blague : ça bouge en live, tout le temps, un peu comme la bourse. Genre à sa créa­tion, un Bit­coin valait que dalle, main­te­nant ça vaut plus de 8000 € et c’est mon­té jusqu’à plus de 16 000 € en 2017. Oui, oui. Donc la majo­ri­té des gens qui ont des bit­coins les achètent pour essayer de les revendre au bon moment. #Spé­cu­la­tion

From URL to IRL

Du coup, si vous avez bien sui­vi, vous aurez vu que cette mon­naie est com­plè­te­ment vir­tuelle. Donc un dis­tri­bu­teur, OK mais pour quoi faire ? “Ça per­met aux ache­teurs lamb­da d’a­che­ter des bit­coins sans avoir un compte sur les pla­te­formes en ligne. On peut mettre une petite somme”, explique le déve­lop­peur pour la France de Shit­coins, la boîte qui ins­talle les dis­tri­bu­teurs dont celui de Fives.

En fait, concrè­te­ment, vous pou­vez ache­ter un Bit­coin, ou une part de Bit­coin. Un demi, un tiers ou 0.02 Bit­coin même. Dans la pra­tique, vous vous poin­tez au dis­tri­bu­teur, dans la rue Eugène-Jac­quet, vous insé­rez votre money (for­cé­ment en cash, pour des ques­tions de sécu­ri­té et de régle­men­ta­tion), et vous repar­tez avec un petit QR code qui indique la valeur de votre Bit­coin (ou de votre part). Shit­coins prend une petite com­mis­sion de 5% pour ache­ter de la cryp­to-mon­naie et 3% pour la revendre. Ensuite libre à vous d’en faire ce que vous vou­lez, genre le dépen­ser chez une boîte qui les accepte, ou reve­nir deux jours après les remettre dans la machine pour gagner de la thune (si les taux sont repar­tis à la hausse).

Comme ce ne sont que des tran­sac­tions en cash, tout est bien sécu­ri­sé. La machine est située dans un sas, der­rière plu­sieurs bar­reaux, et si vous avez envie de faire votre tran­sac­tion inco­gni­to, c’est mort. Il faut impé­ra­ti­ve­ment avoir le visage décou­vert.

À l’a­ve­nir, le Bit­coin va conti­nuer de se déve­lop­per en France, estime la boîte. Nous avons implan­té un dis­tri­bu­teur à Lille parce que c’est une grande agglo­mé­ra­tion et qu’il y a une forte demande de cryp­to-mon­naie en France, en Europe et ailleurs.” C’est le troi­sième ins­tal­lé en France après Nice et Rouen, et deux nou­velles machines du même type devraient faire leur appa­ri­tion très bien­tôt à Mar­seille et à Paris. Bon depuis tout à l’heure, on vous parle du Bit­coin, mais le dis­tri­bu­teur vous per­met aus­si d’a­che­ter d’autres cryp­to-mon­naies, un peu moins connues du grand public.

Si vous avez envie de vous lan­cer dans l’u­ni­vers impi­toyable de la cryp­to-mon­naie, go au 124 bis rue Eugène-Jac­quet, à Lille (arrêt Cau­lier). On vous laisse, on va inves­tir notre salaire en bit­coins.