[Coronavirus] L’Université de Lille met en pause les échanges universitaires avec toute la Chine

Dans La Fac, Lille
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Ça ne vous aura sûrement pas échappé. Depuis plusieurs jours, le monde s’inquiète à l’idée d’une nouvelle épidémie, celle du coronavirus. Une maladie qu’on avait encore jamais vu avant, qui serait apparue en Chine, dans la ville de Wuhan.

[Update du 29 janvier : Ce mercredi, l’Université de Lille a annoncé dans un mail à tous ses étudiants et ses personnels que “pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire“, elle décidait de “suspendre l’ensemble des mobilités étudiantes vers la Chine et ce, jusque fin février.” Cette fois, cette suspension concerne donc l’ensemble du pays et non plus seulement la province de Hubei. L’administration précise que “la situation pourrait être amenée à changer en fonction de l’évolution de la situation en Chine ces prochaines semaines” et promet de tenir informé ses étudiants.

Pour vous refaire un point sur la situation, on vous laisse l’article initial juste en dessous.]

Mercredi 22 janvier, François-Olivier Seys, le vice-président de l’Université de Lille en charge des relations internationales a envoyé un mail à tous les étudiants et tous les personnels de l’Univ’, dans lequel il écrit : “Comme vous le savez certainement, la situation sanitaire actuelle à Wuhan en Chine requiert la plus grande prudence. Ainsi, pour des raisons évidentes de sécurité sanitaire, l’Université de Lille a décidé de suspendre l’ensemble des mobilités étudiantes vers Wuhan et la province de Hubei“.

Concrètement, ça veut dire que la petite dizaine d’étudiants qui devait partir y étudier dans quelques jours restera en France. “C’est un principe de précaution“, souligne le vice-président, joint par téléphone. L’Université de Lille est en contact avec les quatre étudiantes qui étaient sur place et s’organise pour les faire rentrer : “On ne laisse pas tomber nos étudiants”, affirme le VP.

Remboursements

Pour les étudiants qui devaient aller à Wuhan, avec qui l’université de Lille a un accord, mais qui ne pourront pas partir, François-Olivier Seys indique que “les étudiants qui devaient partir et qui n’ont pas d’assurances seront indemnisés par l’Université. Ce sera la même chose pour pour ceux qui rentreront, et cela se fera au cas par cas.”

Pour l’instant, la suspension des échanges ne concerne que Wuhan et la province de Hubei. “La Chine est un très grand pays. À ce stade, l’épidémie est plutôt concentrée dans le centre-ouest du pays. Mais on suit en direct la situation, on fait des points tous les 2/3 jours et on est en contact avec le consulat général de France à Wuhan et celui de Shanghaï“, rassure François-Olivier Seys, qui précise que tous les étudiants actuellement en Chine ont été “recensés“.

Il précise aussi que les étudiants qui devaient étudier dans d’autres provinces de Chine et qui ne souhaiteraient pas le faire face au risque d’épidémie ne sont pas dans l’obligation de partir. “Il y a des modalités de secours prévues pour qu’ils puissent suivre les cours ici”, précise le VP.

Pour ceux qui sont confrontés à cette situation et qui auraient dû annuler leur départ, François-Olivier Seys précise dans son mail que les étudiants concernés sont invités à se rapprocher de la Direction des Mobilités internationales (intl-exchange@univ-lille.fr).