Le Brexit, ça change quoi pour vos voyages au Royaume-Uni ?

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Vous avez un week-end prévu à Londres depuis plusieurs mois et vous flippez à l’idée que le Brexit puisse remettre tout ça en question ? Pas de panique, on fait le point sur la situation.

Vous avez sûrement vu passer l’info : depuis le 1er février, l’Union européenne (UE) ne compte plus que 27 membres, puisque le Royaume-Uni a officiellement quitté le navire. On vous refait un rapide topo de ce joyeux bazar. Le 23 juin 2016, les Britanniques ont voté lors d’un référendum pour décider si oui ou non le Royaume-Uni devait rester dans l’UE. Ils ont décidé que non à 51.9%.

Comme c’était la première fois qu’un État se décidait à quitter l’UE, il a fallu s’organiser et trouver comment ça allait bien pouvoir se faire. De base, le Royaume-Uni devait quitter l’UE le 29 mars 2019. Comme il n’avait pas trouvé d’accord avec les 27 autres membres, ça a été repoussé au 12 avril 2019, puis au 31 octobre 2019, avant d’être définitivement reporté au 31 janvier 2020.

Cette fois, c’est officiel, ils sont partis, mais comme tout est encore (très) loin d’être réglé, on est en ce moment dans ce qu’on appelle une “période de transition” jusqu’au 31 décembre 2020. Cette période de transition signifie, grosso modo, que rien ne change vraiment d’ici à cette date.

Rien ne change en 2020

Les règles actuelles concernant le commerce, les voyages et le business entre le Royaume-Uni et l’Union européenne vont continuer de s’appliquer pendant la période de transition. De nouvelles règles prendront effet le 1er janvier 2021″, explique le gouvernement britannique sur son site internet.

Donc, si vous avez un voyage de prévu au Royaume-Uni d’ici à la fin de l’année, ce n’est pas la peine de paniquer. Si vous partez vous faire un week-end entre potes et que vous n’avez pas de passeport, ce n’est pas grave. Vous pouvez, comme avant le Brexit, continuer à vous rendre chez les British avec seulement votre carte d’identité ou un passeport en cas de validité. “Aucun visa ne sera nécessaire“, souligne le gouvernement français.

Si vous envisagez de partir en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galle ou en Irlande du Nord pour plus longtemps que des vacances, genre pour un semestre ou une année à l’étranger, là encore jusqu’au 31 décembre 2020, rien ne change. Par contre, si vous comptez partir plus tard, il faudra demander à bénéficier du statut de résident au Royaume-Uni, un nouveau statut qui entrera en vigueur en 2021, qui vous permettra d’étudier ou de bosser là-bas. Toutes ces démarches sont extrêmement bien expliquées sur le site de France Diplomatie, ici, de quoi soulager un peu les phobiques de l’administratif.

La question Erasmus

Si vous êtes un étudiant en Erasmus + au Royaume-Uni, là non plus, rien ne change (pour l’instant). “Le pays continue de participer aux programmes actuels de l’UE pour la période 2014-2020, y compris Erasmus+, comme si le Royaume-Uni était un État membre de l’UE, jusqu’à la clôture de ces programmes“, explique le site de la Commission européenne. Pour 2021, c’est flou. Les Britanniques pourront décider, ou non, de rester dans le programme, en devenant un “pays tiers partenaire“. Mais ça a l’air plutôt mal barré : les députés britanniques ont voté le 8 janvier dernier contre une clause qui aurait forcé le gouvernement à négocier le maintien du pays dans le programme Erasmus +.

Bref, ce qu’on sait pour l’instant, c’est que ce n’est pas la peine de paniquer tout de suite. En 2020, rien ne change. C’est à partir de 2021 que les choses vont vraiment bouger. Il reste beaucoup de situations floues qui devraient se clarifier au fil des mois, on vous tient au jus.