Pourquoi, comment, qui, quoi : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le métro lillois #3

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Il y a quelques temps, on a reçu un mail avec plein de ques­tions d’une lec­trice sur le fonc­tion­ne­ment du métro (cou­cou Amé­lie). Pour être hon­nête, on se les posait aus­si. Alors, on a déci­dé de vous son­der sur Ins­ta’ pour récol­ter toutes vos ques­tions, WTF comme tech­niques, sur le métro pour qu’on inter­roge direc­te­ment Ilé­via.

On avait pro­mis de reve­nir avec les réponses. Eh bien figu­rez-vous qu’on les a (presque toutes) eues et qu’on s’est mis en tête de vous les par­ta­ger en trois épi­sodes. Après le pre­mier volet, puis le deuxième, c’est ti-par pour le troi­sième volet.

Pourquoi y’a-t-il encore des contrôleurs dans le métro alors que des bornes anti-fraudes ont été installées ? Lorsque toutes les stations en seront équipées, aura-t-on encore des contrôleurs ?

Au risque de vous déce­voir, oui, vous allez conti­nuer de voir des contrô­leurs dans le métro. Pour­quoi ? Parce qu’il y a “par­mi les frau­deurs des per­sonnes qui cher­che­ront tou­jours à frau­der, peu importe les obs­tacles se dres­sant devant eux.” Cou­cou ceux qui collent les voya­geurs qui ont un ticket ou ceux qui tentent de sau­ter par-des­sus les por­tillons. En plus de pou­voir prendre les poten­tiels frau­deurs en flag’, les contrô­leurs peuvent aus­si ser­vir à dis­sua­der les petits filous de pas­ser à l’ac­tion.

Est-ce que les portillons d’accès ont permis de faire baisser la fraude ? Si oui, de combien ?

Cette ques­tion devra res­ter en sus­pens pour l’ins­tant, parce que le nou­veau taux de fraude n’est pas encore dis­po’, sor­ry.

À quelle fréquence sont lavées les barres du métro ?

Déjà, il y a deux types de net­toyage à dis­tin­guer dans le métro : le net­toyage inté­rieur et le net­toyage exté­rieur. Jus­qu’i­ci, tout va bien. Ensuite, on parle de “net­toyage cou­rant” ou de “décras­sage”. Le net­toyage cou­rant a lieu tous les jours dans les 143 rames du métro que compte le réseau. Ça consiste en un “balayage des rames, un net­toyage des barres, des taches tenaces et la récu­pé­ra­tion des déchets”. Il com­mence le soir après l’heure de pointe et se ter­mine après la fin du ser­vice du métro. Pour com­plé­ter ce net­toyage quo­ti­dien, “chaque rame passe ensuite en moyenne une fois par mois au décras­sage inté­rieur, qui consiste en un net­toyage com­plet et pous­sé de la rame.”

Main­te­nant que l’in­té­rieur est clean, pas­sons donc à l’ex­té­rieur. En terme d’or­ga’, on part sur le même sché­ma : la rame est pas­sée au rou­leau pour le net­toyage cou­rant. Oui, comme un car­wash mais en un poil plus grand. Pour le décras­sage, c’est un pas­sage au rou­leau + un bros­sage manuel, pour que tout soit nickel, une fois par mois en moyenne.

Pour faire tout ce net­toyage des rames, Ilé­via essaye de faire gaffe à la pla­nète : “Les eaux de pluies sont récu­pé­rées et recy­clées de manière à réduire la consom­ma­tion d’eau.”

Pourquoi l’intensité des freinages et accélérations change selon l’affluence de la rame ?

Vous l’au­rez peut-être remar­qué si vous êtes un fervent uti­li­sa­teur du métro lil­lois, mais il arrive que l’in­ten­si­té des frei­nages et accé­lé­ra­tions change, pour plu­sieurs rai­sons :

  • Quand les portes de la rame s’ouvrent ou se ferment, la rame cal­cule la charge à bord. Si elle est sur­char­gée, elle réduit sa vitesse jus­qu’à la sta­tion sui­vante. Malin.
  • Quand une rame est à la bourre, elle ajuste sa vitesse pour rat­tra­per quelques secondes entre chaque sta­tion et donc être moins à la bourre.

Quelles sont les vraies raisons des dysfonctionnements du métro ? Pourquoi y’a-t-il tant de problèmes le mardi matin ?

Les pannes, les ralen­tis­se­ments ou les per­tur­ba­tions sur le métro lil­lois sont assez cou­rantes, en témoigne le compte Twit­ter d’I­lé­via consa­cré au métro. Cer­taines pannes “sont inhé­rentes à l’ex­ploi­ta­tion d’un réseau de trans­ports en com­mun”. Comme par exemple, début octobre, lors­qu’une grosse panne avait inter­rom­pu la ligne 1 une bonne par­tie de la jour­née, la faute à un défaut d’alimentation élec­trique suite aux essais de nuit pour le nou­veau sys­tème de pilo­tage d’Alstom.

En plus de ces pannes, il y a aus­si des inter­rup­tions du ser­vice dues à “un mau­vais usage des trans­ports en com­mun”, genre des blo­cages de portes en heure de pointe, ou des petits malins qui actionnent la poi­gnée d’ur­gence dans les rames, ce qui entraîne un arrêt de l’ex­ploi­ta­tion de 20 minutes pour que les agents puissent effec­tuer un repé­rage sur les voies. Pour évi­ter que ça n’ar­rive trop sou­vent, évi­tez-donc de faire ces choses, mar­di matin ou pas mar­di matin.

Lors des pannes, comment est gérée la communication avec la rame ?

Quand la cir­cu­la­tion du métro est inter­rom­pue, c’est le PC métro et le PC voya­geurs qui gèrent la com’. “Le PC métro informe le PC voya­geurs qui dif­fuse l’in­for­ma­tion sur l’en­semble des canaux Ilé­via” : sur le site, sur l’ap­pli, sur les réseaux sociaux, sur les écrans, annonces sonores en sta­tions… Et si besoin, le PC métro peut aus­si direc­te­ment entrer en contact avec une rame.

La ligne 2 est-elle vraiment la plus longue d’Europe ?

La ligne 2 est la ligne de métro auto­ma­tique la plus longue d’Eu­rope. Un petit détail qui a pour­tant toute son impor­tance. La ligne rouge, qui relie CH-Dron, à Tour­coing, et Saint-Phi­li­bert, à Lomme fait 31,5 kilo­mètres de long.

À quand les panneaux avec le temps d’attente des prochains métro, comme à Paris ou à Lyon ?

On ne va pas faire durer le sus­pense. Ce n’est pas pré­vu. Pour­quoi ? Parce que la fré­quence du métro lil­lois est plu­tôt impor­tante. “En heure de pointe, la fré­quence de la ligne 1 est la plus éle­vée au monde avec un métro toutes les minutes. En jour­née, cette fré­quence est d’un métro toutes les 3 minutes”. On pour­rait se dire que ce serait plu­tôt pra­tique pour l’at­tente inter­mi­nable du dimanche sur la ligne 2. Mal­heu­reu­se­ment, comme sou­vent, il faut faire des choix et il sem­ble­rait que celui-ci ne soit pas dans les plans d’I­lé­via.

Est-il vrai qu’il existe une station fantôme sur la ligne deux ?

Quand la ligne 2 du métro a été conçue, il était ques­tion de construire une sta­tion en plus entre Porte-de-Valen­ciennes et Lille-Grand-Palais, au niveau des anciennes voies fer­rées de la gare Saint-Sau­veur. Bon, au risque de vous déce­voir, la sta­tion n’a jamais été construite. Du coup, on ne peut pas vrai­ment par­ler d’une sta­tion fan­tôme, mais vous pou­vez tout de même racon­ter cette anec­dote à vos potes au moment d’Hal­lo­ween.

Pourquoi la voix du métro n’est-elle pas la même dans toutes les stations ?

La voix du métro est assu­rée par plu­sieurs per­sonnes du PC voya­geurs. Donc for­cé­ment, puis­qu’ils sont plu­sieurs, ils n’ont pas tous la même voix. C’est pour ça qu’elle change au fil de la jour­née. Si vous vou­lez en savoir plus sur les per­sonnes qui se cachent der­rière la voix du métro, on y avait consa­cré un article com­plet il y a quelques temps. On vous le remet juste .

Fin du troi­sième volet ! Si la ques­tion que vous aviez posé n’a pas été trai­tée dans un de ces articles, c’est qu’I­lé­via n’a pas pu nous don­ner de réponse, sor­ry. On risque bien de refaire un (ou plu­sieurs) volet(s), alors n’hé­si­tez pas à nous poser toutes vos ques­tions en com­men­taire de cet article sur Face­book ou sur le post Ins­ta qui y est dédié.