À Roubaix, les trois tricoteurs veulent ouvrir un bar à tricoter

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Trois jeunes ingé­nieurs tex­tiles diplô­més de l’EN­SAIT de Rou­baix ont déci­dé de se lan­cer dans un concept ori­gi­nal et inédit. Un bar à tri­co­ter devrait arri­ver d’i­ci sep­tembre à Rou­baix.

Ima­gi­nez un peu : siro­ter une bière du coin tout en regar­dant votre nou­veau pull ou votre nou­velle paire de chaus­settes per­son­na­li­sée se tri­co­ter sur une machine high tech sous vos yeux éba­his. Sty­lé, non ? Si c’est votre rêve, sachez que ça tombe très bien parce que c’est exac­te­ment le concept de Vic­tor, Alex et Sacha, qui se cachent der­rière les trois tri­co­teurs.

On veut ins­tal­ler à Rou­baix un bar à tri­co­ter, ou une usine convi­viale, ça dépend du point de vue”, explique Sacha. Tout dépend si vous venez juste boire un godet, récu­pé­rer un pull au préa­la­ble­ment tri­co­té pour vous ou faire les deux, en fait.

Bon, l’i­dée ce n’est pas de faire un pull ou des chaus­settes comme on peut en trou­ver par­tout. S’ils veulent s’ins­tal­ler à Rou­baix, vous vous dou­tez bien qu’il y aura un rap­port avec le zéro déchet. “On veut tendre vers le zéro déchet. Les machines qu’on va uti­li­ser sont très récentes et à la pointe de l’in­no­va­tion. Elles tri­cotent inté­gra­le­ment sans cou­ture, ce qui per­met de ne pas faire de chutes une fois le pro­duit fini”, indique Vic­tor. Pour cari­ca­tu­rer, on part un peu sur l’im­pri­mante 3D de la fringue.

Production à la demande

Comme les pulls et les chaus­settes seront uni­que­ment pro­duits à la demande, pas de risque d’a­voir des sur­plus de stock, des inven­dus et donc des soldes. N’y comp­tez pas, ça n’ar­ri­ve­ra pas. C’est contre la poli­tique des trois amis qui veulent “faire des pro­duits durables, qu’on garde le plus long­temps pos­sible, pour évi­ter de sur­con­som­mer”, assurent-ils.

On dit sou­vent aux gens qu’il faut ache­ter res­pon­sable, mais ce n’est pas tou­jours acces­sible. Pour nous, c’é­tait impor­tant que ça le soit.” Comme les trois potes sup­priment au max les inter­mé­diaires, ils peuvent réduire leur marge. Il fau­dra comp­ter 7€ la paire de chaus­settes, 59.90€ le pull en coton bio de base et 65.90€ le pull en méri­nos de base : la diff’ entre les deux, c’est le prix au kilo de la matière. Ensuite, les prix peuvent grim­per un peu en fonc­tion de la per­son­na­li­sa­tion que vous sou­hai­tez y appor­ter : “On veut être trans­pa­rent, pour redon­ner du sens au tex­tile”, expliquent les com­pères.

Oui, parce qu’en plus, vous pour­rez per­son­na­li­ser vos pulls ou vos chaus­settes. Vous pour­rez, par exemple, choi­sir une forme (col V, col rond), un motif et une cou­leur par­mi une sacrée base de don­nées. Si vous n’a­vez pas d’i­dées, don’t wor­ry, les Trois Tri­co­teurs auront des modèles pré-des­si­nés de leur propre col­lec­tion. Au fil du temps, le champ des pos­sibles devrait se déve­lop­per, pour que toutes vos créa­tions les plus folles prennent vie.

Made in un bar

Quoi de mieux que de voir votre créa­tion prendre vie ? “Ça ajoute un côté affec­tueux, qui donne envie de le gar­der plus long­temps”, raconte Alex. Vous en serez fier.e comme un parent de son reje­ton. Comp­tez entre 30 minutes et 1h30 pour que le nou­vel ami de votre garde-robe soit made in sous vos yeux éba­his. En atten­dant, que faire ? Boire un godet, par­di. “On va pro­po­ser un espace bar avec les pro­duits les plus locaux pos­sible. On bos­se­ra avec des micro-bras­se­ries du coin, comme HUB. On aura à la carte des planches et de quoi gri­gno­ter faits à base de pro­duits de sai­son. On veut créer un éco­sys­tème local.” Un bien chouette pro­jet qui est déjà sui­vi par des gens qui pèsent dans le game : les trois tri­co­teurs sont incu­bés chez Évident et ont inté­gré l’ac­cé­lé­ra­teur rev3 de la CCI.

Si vous aus­si vous avez envie de mettre votre pierre à l’é­di­fice, alors direc­tion la cam­pagne de crowd­fun­ding Tudi­go et ses contre­par­ties, en place jus­qu’à début mars. Ils ont déjà récol­té 15 550€ et ont dépas­sé leur pre­mier objec­tif, de 10 000€. Main­te­nant, ils visent le deuxième (20 000€) et pour­quoi pas, le troi­sième (30 000€).

Main­te­nant, il n’y a plus qu’à gar­der les yeux grands ouverts. Si tout va bien, ce nou­veau lieu bien sym­pa de Rou­baix devrait ouvrir en sep­tembre pro­chain. Les potes n’ont pas encore trou­vé leur local, mais ça ne sau­rait tar­der. Ils cherchent plu­tôt dans le centre-ville de Rou­baix et ont besoin de pas mal de place, pour ins­tal­ler deux machines pour fabri­quer des pulls et une machine à chaus­settes, en plus de leur bar et de tout le reste : “Aujourd’­hui, les gens n’ont plus d’in­té­rêt à aller faire du shop­ping phy­sique. On veut leur redon­ner envie d’y retour­ner, tout en pro­fi­tant d’un verre avec leurs amis. On aime­rait créer un lieu de vie convi­vial.”

Si vous vou­lez suivre leurs aven­tures, ils ont un site inter­net, une page Face­book, un compte Ins­ta et une cam­pagne de crowd­fun­ding où ils comptent sur vous.