[Coronavirus] Le CHU de Lille veut aussi faire face à l’épidémie de fake news

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Non, on ne va pas tous mou­rir d’i­ci la fin de l’hi­ver. Les pra­ti­ciens du centre hos­pi­ta­lier uni­ver­si­taire de Lille ont tenu une confé­rence de presse en début de semaine pour endi­guer l’é­pi­dé­mie de catas­tro­phisme.

Le covid-19 ne tue pas plus que la grippe saisonnière

Oui, il y a une épi­dé­mie de covid-19 en cours. Oui, c’est un nou­veau virus. Oui, il y a des cas qui sont actuel­le­ment trai­tés au CHU de Lille. “Mais la majo­ri­té se porte bien et va d’ailleurs retour­ner chez elle”, explique le Dr Faure, chef du ser­vice des mala­dies infec­tieuses. “Les don­nées de mor­ta­li­té sur le covid-19 sont d’ailleurs ras­su­rantes, ajoute le Dr Pois­sy, du ser­vice réani­ma­tion. Elles ne sont pas plus pré­oc­cu­pantes que la grippe sai­son­nière en réa­li­té.

D’ailleurs, la plu­part des patients infec­tés par le coro­na­vi­rus repartent chez eux où on leur demande de res­ter et sont sous para­cé­ta­mol. C’est tout.

Pas besoin de por­ter un masque dans la rue

Voi­là d’ailleurs pour­quoi le Minis­tère de la San­té a pré­co­ni­sé les mêmes gestes de pré­ven­tion que pour la grippe ou la gas­tro-enté­rite :

  • se laver régu­liè­re­ment les mains
  • évi­ter les contacts trop rap­pro­chés (genre la bise du matin) mais sur­tout face à des per­sonnes fra­giles (enfants, per­son­nages âgées…)
  • éter­nuer dans son coude et uti­li­ser des mou­choirs à usage unique

Voi­là. C’est tout en fait. Le port du masque dans le métro ? “Ça ne sert à rien, explique le Dr Lou­ka­li du ser­vice des infec­tions. Ils ne sont utiles que pour les patients déjà posi­tifs et pour ceux qui les soignent. Les por­ter dans la rue ou dans le métro n’a pas d’in­té­rêt hor­mis celui de vider les stocks qui seraient néces­saires à ceux qui en auront réel­le­ment besoin.

La stratégie est de retarder l’arrivée de l’épidémie

Si pour l’ins­tant, la seule zone à risque repé­rée en France se situe dans l’Oise, il est fort pos­sible que d’autres clus­ters ( = regrou­pe­ments éle­vés de cas au même endroit, au même moment et avec une dif­fu­sion active) appa­raissent dans les semaines à venir.

On ne dit pas qu’il n’y aura pas d’é­pi­dé­mie, explique le Pr. Gold­stein, chef des urgences et du Samu du Nord. On veut juste que celle du covid-19 ne per­cute pas celle de la grippe sai­son­nière. Voi­là ce qui pour­rait mettre à mal notre sytème de san­té. Notre stra­té­gie, c’est donc de retar­der l’ar­ri­vée du covid-19. Plus elle arri­ve­ra tard, mieux ce sera.”

N’allez pas aux urgences si vous pensez être infecté

Un dis­po­si­tif spé­ci­fique est bien enten­du mis en place au sein du CHU de Lille pour détec­ter, suivre, et soi­gner les patients infec­tés. Comme on est en pleine sai­son de la grippe, n’ayez pas peur à la moindre cour­ba­ture ou mon­tée de fièvre. Les pro­fes­sion­nels du CHU pré­cisent que pour être poten­tiel­le­ment por­teur du nou­veau virus il faut reve­nir d’une zone à risque (Chine, Hong Kong, Macao, Sin­ga­pour, Corée du Sud, Iran, Ita­lie du Nord ou encore l’Oise) et avoir l’as­so­cia­tion des trois symp­tômes sui­vant :

  • toux
  • fièvre
  • pro­blèmes res­pi­ra­toires

Si vous êtes dans ce cas, ne débar­quez sur­tout pas aux urgences mais appe­lez le 15. C’est le seul moyen d’a­voir accès par la suite à une consul­ta­tion spé­ci­fique.