Les maraudes reprennent pour les sans-abri, l’auberge de jeunesse réquisitionnée

Dans Ch'est bieau, Lille, Santé !
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Com­ment vou­lez-vous que quel­qu’un qui vit dehors se confine ? Com­ment assu­rer la dis­tri­bu­tion de repas quand on n’a pas le droit de sor­tir de chez soi ? Les asso­cia­tions et la ville se sont arran­gées. Les sans-abri, grands lais­sés pour compte du confi­ne­ment, auront à man­ger et pour cer­tains, un toit sur la tête.

Si vous étiez sor­tis dans le centre de Lille ces der­niers jours, c’é­tait frap­pant : les seuls habi­tants res­tés dans la rue, ce sont ceux qui y vivent, et qui n’ont pas été inclus dans le grand plan de confi­ne­ment de l’E­tat. Mais il faut bien que les SDF mangent et se confinent eux-mêmes. Com­pli­qué quand les membres des asso­cia­tions qui assurent nor­ma­le­ment les maraudes sont confi­nés et n’ont pas les outils néces­saires pour assu­rer la dis­tri­bu­tion de repas.

Pro­blème réso­lu depuis peu : la mai­rie a pu dis­tri­buer les gants et gel hydro­al­coo­liques envoyés par l’É­tat aux asso­cia­tions. L’Île de la Soli­da­ri­té, Huma­nit’Aide (place de la Répu­blique) et les Res­tos du Coeur (site Sainte-Colombe à Wazemmes) ont pu reprendre la dis­tri­bu­tion ali­men­taire. Ça, c’est pour le man­ger.

Pour le confi­ne­ment, la ville a éga­le­ment pro­po­sé à l’E­tat les 53 chambres de l’au­berge de jeu­nesse Sté­phane-Hes­sel pour loger les sans-abri, en plus des chambres d’hô­tel qui seront elles-aus­si réqui­si­tion­nées si besoin.

Enfin, pour la pro­pre­té, l’as­so spor­tive La Deûle a rou­vert son accès gra­tuit aux douches de son club,