Le CHU de Lille a créé un modèle de masque en tissu vraiment efficace

Dans Lille, Santé !
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On vous en par­lait la semaine der­nière : les couturier.e.s du coin se sont mobilisé.es pour coudre des masques en tis­su en pré­vi­sion d’une éven­tuelle pénu­rie. Le sou­ci, c’est qu’ils n’é­taient pas for­cé­ment effi­caces. La phar­ma­cie du CHU de Lille a créé un modèle en tis­su qui marche vrai­ment.

Voi­là, ils n’ont pas traî­né. Après avoir annon­cé que cer­tains masques en tis­su tes­tés étaient “100% inef­fi­caces”, le Pr Odou, chef du dépar­te­ment phar­ma­cie du CHU de Lille annon­çait que son ser­vice tra­vaillait à la créa­tion d’un masque en tis­su qui mar­che­rait vrai­ment.

Et voi­là que l’in­fo tom­bait ce week-end : non seule­ment le modèle et les tis­sus ont été trou­vés, mais un par­te­na­riat a même été noué entre le CHU, l’en­tre­prise tex­tile Lema­hieu et la com­mu­nau­té soli­daire le Souffle du Nord.

La Phar­ma­cie du CHU de Lille, avec l’appui de l’hygiène, de la direc­tion qua­li­té, de béné­voles et d’industriels, a effec­tué des tests en labo­ra­toire sur plu­sieurs modèles de masques en tis­su, raconte le CHU de Lille. Ces tests ont per­mis de défi­nir le patron et la com­po­si­tion per­met­tant d’atteindre un niveau de pro­tec­tion en termes de par­ti­cules simi­laire à la norme appli­quée aux masques chi­rur­gi­caux clas­siques jetables.

La pro­duc­tion a démar­ré ce week-end chez le fabri­quant tex­tile Lema­hieu à Saint-André, qui entend créer 3000 masques par jour, dédiés d’a­bord au per­son­nel hos­pi­ta­lier. Pour aug­men­ter la pro­duc­tion, le Souffle du Nord a pour mis­sion de recru­ter des volon­taires par­ti­cu­liers à qui seraient livrés des masques en kit à assem­bler et à rendre ensuite au CHU. Depuis same­di 10 000 per­sonnes se sont por­tées volon­taires. L’ap­pel est donc clos jus­qu’à nou­vel ordre.

Couturier.e.s, vous ne trou­ve­rez pas le patron de ce masque appe­lé Gar­ri­dou (un mélange des noms de ses créa­teurs) sur Inter­net. Pour évi­ter les contre­fa­çons et les mal­fa­çons, le CHU a dépo­sé marque et modèle. Il ne sera com­mu­ni­qué qu’aux entre­prises qui seront ame­nées à tra­vailler des­sus, et aux couturier.e.s volon­taires. Une demande d’ho­mo­lo­ga­tion auprès de la direc­tion géné­rale de l’ar­me­ment a été faite dans le cadre de son appel natio­nal.

Pour en savoir plus sur l’o­pé­ra­tion, un site inter­net a été créé pour l’oc­ca­sion.