Le CHU de Lille se déclare prêt à faire 3000 tests Covid-19 par jour

Dans Lille, Santé !
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L’une des grandes annonces du gouvernement liées au déconfinement, c’est que les tests de dépistage du Covid-19 vont se généraliser sur tout le territoire. Sauf que bon, faut du matos, des moyens humains et de quoi répondre à toutes les demandes. Le CHU vient de se déclarer fin prêt à accueillir la vague de tests.

Reprenons. Ou clarifions, plutôt. Il existe deux types de tests qui permettent de savoir si on a chopé cette petite saloperie de Covid-19. Le test sérologique permet de voir si des anticorps spécifiques à la défense contre le coronavirus se promènent dans le sang. Un genre de preuve indirecte que le virus est passé par là (sans savoir s’il est toujours là).

Le second test est celui qui est le plus fiable et qui permet de savoir si le patient est présentement atteint du Covid-19. L’examen n’a rien d’agréable, puisque c’est un écouvillon que le soignant va vous fourrer dans la narine jusqu’au rhinopharynx. Objectif : prélever des sécrétions potentiellement infectées par le coronavirus. C’est ce test, PCR, là que le CHU se prépare à analyser en masse.

Extracteur haut débit

Le centre hospitalier vient de recevoir son extracteur haut débit qui permettra d’analyser à la vitesse de l’éclair les milliers d’écouvillons qui lui seront soumis. L’idée : réaliser jusqu’à 3000 tests par jour dans le centre de biologie pathologie de l’hôpital.

On vous voit venir avec vos questions : non, trois mille patients ne se presseront pas quotidiennement à l’entrée du CHU, ce serait faire pire que mieux. Le CHU reçoit en fait des écouvillons de tout le département et du Pas-de-Calais : les hôpitaux, laboratoires et EHPAD font appel au labo de virologie lillois pour dépister le Covid-19 sur leurs patients. Le CHU bosse aussi avec l’agence régionale de santé pour organiser ce dépistage massif.

On vous rappelle qu’à compter du 11 mai, des “brigades“, comme les a décrites Edouard Philippe en début de semaine, seront chargées d’identifier les personnes porteuses de symptômes pour les dépister, elles et leurs proches. L’idée : briser la chaîne de contagion.