Patouch, la clé sans-contact et antimicrobienne créée par deux jeunes du coin

Dans Ch'est bieau, Lille

@Macleffrançaise

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Nina et Arthur sont lycéens pour encore quelques semaines. Confi­nés comme tout le monde, ils ont eu le temps de bien se repo­ser mais aus­si de lan­cer leur petite entre­prise. Oui, oui, une entre­prise. Avec un pro­duit fabri­qué à côté de chez eux et bien pra­tique : une clé sans contact et mul­ti­fonc­tion (dont celle de décap­su­leur).

Cha­cun a géré le confi­ne­ment de son mieux. Cer­tains ont com­men­cé à apprendre l’I­ta­lien, d’autres ont rat­tra­pé leur retard sur leurs séries, cer­tains ont conti­nué à bos­ser, d’autres ont déci­dé de construire un pota­ger sur leur toit. Pour Nina et Arthur, 17 et 18 ans, le bac conti­nu déjà en poche, c’é­tait plu­tôt par­ti sur du binge wat­ching et de longues par­ties de jeux vidéos…

Au début du confi­ne­ment, on ne fai­sait que ça. Et puis un jour, mon père est reve­nu et nous a par­lé d’une clé sans contact, bien pra­tique en temps d’é­pi­dé­mie, dont lui avait par­lé un de ses amis qui bosse dans une entre­prise du vil­lage”, raconte la lycéenne. Nina étu­die à Armen­tières, tout comme Arthur, mais c’est à Fleur­baix qu’elle habite en famille.

Arthur et Nina (décon­fi­nés) @Macleffrançaise

L’en­tre­prise en ques­tion, c’est Atram, une petite socié­té de tôle­rie indus­trielle et de découpe laser. Fabri­quer une clé sans contact pour évi­ter aux gens de tou­cher les objets du quo­ti­dien à l’ex­té­rieur, ils savent faire. Par contre, la com­mer­cia­li­ser, un peu moins. Quand le père de Nina raconte ça au jeune couple confi­né, ce der­nier se dit qu’il y a peut-être moyen de faire quelque chose…

Laiton VS microbe

On est seule­ment en ter­mi­nale mais on sait déjà qu’on veut étu­dier le com­merce et qu’on aime ça tous les deux, explique Arthur. On s’est mis à regar­der plein de tutos You­Tube sur la concep­tion d’un site inter­net, sur le desi­gn, la comm’, les marges…” Ils bossent sur ce pro­jet pen­dant deux semaines non-stop avec le père de Nina pour conseiller.

Et voi­là, leur marque “Patouch” est née et ils peuvent déjà com­men­cer à vendre leur fameuse clé en lai­ton made in Fleur­baix. “L’é­norme avan­tage du lai­ton, c’est qu’il est anti-micro­bien, explique le duo. Contrai­re­ment au plas­tique ou à l’i­nox, aucun microbe ne peut s’y accro­cher ce qui le rend super utile en ce moment.

@Macleffrançaise

For­cé­ment, dès la mise en ligne du site, les ventes suivent. Ils en sont déjà à 500 clés ven­dues en France et ailleurs. Ils ont même tra­duit leur site en anglais pour leurs clients non fran­co­phones (et il y en a) et comptent bien conti­nuer à faire par­ler de leur marque pour pour­suivre les ventes pen­dant tout l’é­té. Tou­jours en par­te­na­riat avec Atram qui a les moyens d’en pro­duire encore un bon paquet.

Se créer son propre job d’été ✓

C’est peut-être un pro­duit éphé­mère mais quoi qu’il arrive, on a tel­le­ment appris qu’on est cer­tains de notre voie main­te­nant.” Se créer soi-même son propre stage décou­verte et son job d’é­té, c’est quand même pas bête.

Si ça vous tente de vous en pro­cu­rer une, vous pou­vez direc­te­ment com­man­der sur le site de Nina et Arthur. Comme ils sont du coin, ils ont même pen­sé à faire une variante de la clé avec décap­su­leur. C’est eux qui s’oc­cupent de tout niveau com­mande : ils vont cher­cher les pro­duits juste à coté, les emballent et vont eux-mêmes les dépo­ser à la Poste. Vous pou­vez même aller les cher­cher direc­te­ment à Fleur­baix si vous pré­fé­rez.

En ce moment, la clé stan­dard coûte moins de 8€ (8,50€ pour la ver­sion décap­su­leur). Vous pou­vez aus­si les prendre par lot si vous en avez besoin pour toute la sma­la. Tout paie­ment se fait en ligne via la pla­te­forme sécu­ri­sée Stripe et si vous avez une ques­tion pra­ti­co-pra­tique (ou pas d’ailleurs), il y a un chat sur le site pour ren­trer en contact avec l’un des deux jeunes fon­da­teurs.