Le vrai du faux sur le suivi gynéco pour les jeunes femmes avec le centre Oscar-Lambret

Dans Lille, Santé !
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Forcément, avec le confinement, moult rendez-vous médicaux ont sauté. Sauf que le déconfinement n’a pas été synonyme de retour des patient.e.s partout. Au centre Oscar-Lambret de Lille, on s’inquiète surtout de la baisse de fréquentation des services gynécologiques.

Et même quand on est jeune et fringante, il faut aussi y penser, à ses ovaires, à son vagin, à son utérus et à tout ce qui touche l’appareil génital en fait. Alors, attention, on n’est pas en train de vous faire la morale ou devous faire peur. Don’t panic.

C’est juste une piqûre de rappel. Au cas où vous auriez loupé votre rendez-vous gynéco qui tombait pendant le confinement ou que vous l’avez juste zappé depuis plus de 12 mois (ça arrive même aux meilleures). Pensez aussi à poser la question à votre mère, votre tante ou grand-mère au passage. Elles ont aussi pu oublier de reprendre rendez-vous pour leur mammographie.

Revenons-en aux femmes de moins de 35 ans. Pour celles qui ne sont pas encore allées consulter un gynéco, qui ont peur d’y aller ou qui ne comprennent pas (ou plus) vraiment l’intérêt, on vous fait un petit topo avec le docteur Delphine Hudry, chirurgien gynécologue oncologue au centre Oscar-Lambret 

Un examen gynéco n’induit pas forcément un frottis

Vrai. Déjà, un frottis avant 25 ans quand on n’a aucun souci gynéco : “C’est tout sauf nécessaire“, explique simplement le docteur Hudry. Ensuite, après 25 ans, “on passe à un frottis tous les trois ans après deux frottis normaux à un an d’intervalle“. Voilà, c’est tout. Ça ne vous empêche pas bien entendu d’aller passer une consultation gynéco tous les ans pour parler pilule, règles douloureuses ou encore vous faire palper les seins.

Seul un gynécologue peut nous examiner

Faux. Si vous n’avez pas de souci majeur, rien ne vous oblige à aller voir un gynécologue pour votre petite visite annuelle. Des médecins généralistes (peut-être le vôtre d’ailleurs) peuvent avoir des compétences gynéco et il y a aussi l’option sage-femme qu’on oublie bien trop souvent.

Si je me suis fait vacciner contre le HPV, plus besoin de frottis ever

Faux. Bien entendu, le vaccin va limiter les risques de faire un cancer du col de l’utérus. Mais le papillomavirus (A.K.A. le HPV) n’est pas le seul facteur qui peut déclencher ce cancer. Le tabac fait par exemple partie de ces facteurs, souligne le docteur Hudry. Il ne faut donc vraiment pas penser que parce qu’on a été vaccinée, on ne risque plus rien. C’est une croyance qui peut s’avérer dangereuse plus tard.

Il n’y a que deux cancers féminins en fait : celui du sein et celui du col de l’utérus

Faux. Malheureusement, il y en a d’autres. Comme celui de l’endomètre ou des ovaires. Ce sont là aussi des cancers qui arrivent communément aux femmes dans la soixantaine. Mais comme il n’existe aucun moyen de les dépister, c’est là que votre propre suivi gynécologique tout au long de votre vie de femme joue un rôle ultra important. Chaque anomalie que vous constaterez et que vous rapporterez à votre médecin lors de votre consultation gynéco annuelle sera autant de chances supplémentaires de les détecter rapidement. Et donc de les soigner tout aussi rapidement et efficacement.

Voilà, on vous quitte avec la campagne que le centre Oscar-Lambret a lancée depuis le 16 juin pour sensibiliser justement les femmes, jeunes ou moins jeunes, aux différents cancers gynécologiques. Parlez-en à vos copines, vos mères, tantes, cousines…