Kone, le street-artist qui multiplie les visages en pochoirs sur les murs lillois

Dans Ch'est bieau, Dans la rue, Lille
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Kone sévit dans les rue de Lille depuis plus de deux ans. Sa marque de fabrique : des visages, plus ou moins célèbres, “pochés” sur les murs. Mais son visage à lui, on ne le connaît pas, puisqu’il souhaite garder l’anonymat. On l’a rencontré, histoire d’en savoir plus sur ses œuvres éphémères.

Comment en êtes-vous venu à réaliser des pochoirs sur les murs de Lille ?

Mon premier, c’était près des halles à Lille, en avril 2017. Ça me démangeait. Je suis également peintre, mais dans la rue, l’art est à la portée de tout le monde. La rue offre une nouvelle perspective, et surtout, l’œuvre est exposée fréquemment, sous le regard des gens. Les personnes vivent au quotidien avec les créations. Elles peuvent leur rappeler des souvenirs, marquer une époque… Et je connais d’autres artistes, comme Mimi The Clown, et je suis inspiré par la mobilité de l’œuvre. Les artistes voyagent et laissent leur trace le long de leur route.

Où collez-vous vos pochoirs ?

Je préfère les lieux abandonnés, délaissés. Pour le moment, j’ai collé à Lille, à Bruxelles. Mais je rêve d’aller en Angleterre !

Pourquoi collez-vous principalement des visages ?

J’aime représenter des visages féminins, car on en voit rarement en street-art. Je suis surtout inspiré par Nikki de Saint-Phalle, ou la Jeune fille à la perle. J’ai lu le roman de Tracy Chevalier, au moment de #METOO et la coller en pochoir me semblait être dans la couleur du temps. Je fais surtout référence au contexte, car il faut que l’œuvre touche à la fois le spectateur et moi.

Je suis sensible aux causes : j’ai récemment participé à une vente pour la fondation de la recherche médicale. Nous étions 150 street-artists à y participer. C’est l’un des avantages de l’art mural. Il est plus spontané, et permet de créer des événements autour de cet art.

Faîtes-vous uniquement du pochoir ?
Même si je suis peintre à côté, je veux garder le pochoir dans la rue. Mais l’un ne va pas sans l’autre. Je pense que je vais également représenter au pochoir des éléments que l’on retrouve dans mes peintures, comme les motifs floraux, les animaux…

Si vous avez loupé les pochoirs dans les rue de Lille, vous les retrouverez sur le compte Insta.