Du “chaos de Masséna” aux soirées “en petit comité” : sortir en temps de Covid à Lille (1/2)

Dans Article Sponsorisé, Lille, Santé !
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On sait le dilemme. Idéalement, il faudrait s’empêcher de sortir, de voir trop de monde, de passer une nuit ou deux par semaine à Solfé. Mais il faut aussi socialiser, s’intégrer en cette nouvelle année universitaire, montrer qu’on n’est pas du genre rabat-joie et qu’on aime faire la fête autant que tout le monde. La vie étudiante en 2020, c’est aussi ça : essayer de se protéger et protéger les autres du Covid sans sacrifier sa vie sociale. On en a discuté avec vous, pour savoir comment vous gérez. 

Est ce qu’on se fait la bise en arrivant ? Est-ce qu’il est raisonnable d’espérer un mètre de distance entre les invités ? Comment voulez-vous éviter le partage de bouteilles, clopes et autres consommables nocturnes (accompagnés de leur pote modération) ? Ce n’est un secret pour personne : passé une certaine heure, dans les soirées, les gestes barrière, ce n’est plus une priorité. Tant pis, direz-vous : chez les moins de 30 ans, le Covid-19 n’est pas particulièrement dangereux.

Dans la grande majorité des cas, c’est une bonne grippe, de la fièvre, une vieille toux pas marrante, mais ce n’est pas la mer à boire. Pour beaucoup, le Covid passe même inaperçu. Les asymptomatiques sont légion, chez les jeunes (genre 50% d’entre eux selon le ministre de la Santé). Du coup, logique que le taux d’incidence (le taux de malades pour 100 000 personnes) soit de 256,6 chez les 15 – 29 ans alors qui n’est que de 136,1 dans le reste de la population. Logique que les moins de 30 ans fassent moins attention.

Le truc, c’est qu’il y a un fort risque de transmettre, sans le vouloir, le virus à des gens qui eux sont à risque. Les grands parents, l’oncle qui a des soucis de santé, le caissier au supermarché, le papi qui vient prendre votre place dans le métro… Et il y a moyen de continuer à faire la fête tout en limitant au maximum les risques.

“On ne se voit qu’entre nous”

Comme personne ne peut mieux parler de ça que les gens qui sortent le soir, on a fait un petit sondage sur Insta. Et comme on a une communauté en or massif, on a eu des chouettes réponses. “Ne jamais chouiller dans le chaos de Masséna“, prévient un iger lillois. “On ne se fait pas la bise, on se nettoie les mains en arrivant chez les uns, chez les autres, ou alors on va boire un verre sur Lille en respectant les gestes barrière, raconte Pylau. On ne dépasse pas les dix personnes.

Pas question, pour autant, de se terrer chez soi pour toute l’année universitaire. Max, lui, sort “seulement avec des amis proches, avec qui je suis en cours, donc on ne se voit qu’entre nous“. Sortir en plus petit comité, mais sortir quand même : c’est un peu ce qui ressort le plus. Héloïse déclare faire la fête “avec les potes, avec des petites distances (pas de câlins, bise, hug), et surtout à la maison“. J’ai retrouvé un cercle de potes restreint là où avant la crise on se comptait par centaine, confirme Vianney. C’est “trop important de garder ces moments de partage“, enchaîne Aurore, qui a troqué soirées en bar pour des soirées à la maison.

Chaud le sans contact en soirée ? Un peu plus dans un bar, où on dépend de la bonne volonté d’inconnus avec qui on partage les lieux, qu’à domicile avec des amis en qui on a confiance. Et puis c’est manifestement l’occasion de faire l’expérience de soirées un peu différentes. “On est en mode tranquille, bouffe en petit comité“, confirme une iger. “Apéro citadelle + raclette à l’appart“, précise Gaétan.

Et puis il y a ceux qui pensent aux autres, qui côtoient des personnes à risques. Juliette, étudiante lilloise, voit sa grand-mère régulièrement. Du coup, elle a réduit ses sorties et les a modifiées aussi, en évitant les soirées bondées. ” J’essaie de prendre le moins de risque possible, pas pour moi, mais pour elle.

Si vous voulez quelques conseils, l’ARS a regroupé sur une page les bons réflexes à adopter en soirée.

De deux choses l’une : merci à nos lecteurs.trices pour leurs nombreuses réponses, ça fait chaud au cœur. Et dans un deuxième épisode, on vous expliquera ce que le docteur Anne Capron, médecin de l’Agence régionale de santé en charge du contact tracing, a comme bon conseils à donner aux fêtards. 

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