Le rassemblement de la Rainbow Week n’aura finalement pas lieu samedi

Dans Dans la rue, Lille
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Il devait clore plus d’une semaine d’événements liés à la lutte contre les LGBTphobies. Et la cause de cette annulation, vous ne la connaissez que trop bien. Et comme vous en avez aussi marre de l’entendre et que nous de la répéter, on vous laisse deviner son nom sous la forme d’un pendu : C_ _ _ _ – 19. Indice : c’est un virus.

Ce n’est pas parce que la 25e Marche des Fiertés lilloise a été reportée en 2021 qu’il fallait ranger son drapeau arc-en-ciel au placard. Du moins, ce n’est pas le point de vue de l’association Fierté Lille Pride qui a organisé plus d’une semaine d’événements, pour compenser ce vide gigantesque dans le calendrier. Depuis le 17 septembre, les lillois.es intéressé.es, concerné.es, engagé.es par les luttes LGBTQI+ ont pu assister à des projections-débats, des conférences, des tables rondes et même faire des randonnées. Et ça a bien remonté le moral des troupes.

Pour clore la semaine en beauté, les organisateurs avaient prévu ce samedi 26 septembre, un rassemblement respectueux des consignes sanitaires. Des associations et syndicats devaient prendre la parole pour rappeler qu’on est loin d’en avoir fini avec les discriminations, violences et inégalités liées aux identités de genre et sexuelles.

Mais voilà, nous sommes en zone rouge, le nombre de cas augmente encore dans le Nord et les rassemblements sont des nids à cluster. Résultat la préfecture a vivement déconseillé le maintien de l’événement à Répu. “Nous avons donc pris la décision d’annuler, afin d’éviter tout désagrément sanitaire, c’est une trop lourde responsabilité“, a donc annoncé “la mort dans l’âme“, Fierté Lille Pride sur sa page Facebook.

La tristesse est grande, mais on ne se résigne pas pour autant. “Nos luttes continuent plus que jamais, nous préparons une très belle 25ème Pride, un 25ème anniversaire qui, nous l’espérons pourra être célébré dans les meilleurs conditions en 2021“, termine l’association. On croise les doigts pour que d’ici là, le virus dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom disparaisse.