Les salons de thé qui font du home-made peuvent finalement rester ouverts

Dans Food Porn, Lille
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Ca a été LA grosse question du week-end : les salons de thé de la métropole lilloise doivent-ils fermer comme les bars ? Et si oui, pourquoi alors que les restos restent, eux, ouverts ? L’interrogation vient de prendre fin ce lundi : si votre salon de thé préf’ possède une cuisine où un.e cuistot/pâtissier.e officie, il peut rester ouvert. 

Jamais le “fait-maison” n’aura été aussi important. Samedi, les gérant.e.s de salon de thé lillois ne savaient plus sur quel pied danser face à l’arrêté préfectoral tombé la veille. C’est par la presse que beaucoup ont appris que les salons de thé devaient suivre la même voie que les bars et fermer.

“Largués”

On est largués.” Voilà en somme leur état ce week-end. Certain.e.s étaient déjà en train d’organiser leur système de click and collect comme au Wally’s ou à l’Impertinente, quand d’autres se demandaient s’ils avaient le droit d’ouvrir au moins le temps du midi pour leur offre salée.

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Morgane nous a envoyé cette photo qui fait rire (jaune). Ca aurait pu être nous pour le côté impertinent, mais au fond, on ne souhaite pas opposer les structures et les types de commerces entre eux. Au fond, chacun a le droit d'exister, on ne souhaite le malheur de personne et derrière, il y a des emplois à la clé. On souhaiterait plutôt et surtout vivre dans un monde où l'on s'adapte au lieu d'interdire… . En parlant d'adaptation, nous vous confirmons que nous serons toujours en vente à emporter demain pour notre dernier jour avant fermeture d'une semaine, même si vous êtes nombreux à nous avoir prévenus que d'autres établissements restaient ouverts. Un certain flou artistique règne sur le sujet et on préfère rester prudent. . On en profite pour présenter nos plus sincères excuses à celles et ceux qu'on n'a pas pu régâtaler cet après-midi faute de stock et les quelques couacs du click and collect. Etre entrepreneur, c'est aussi admettre ses erreurs : les serveurs de notre site ont sauté hier soir en raison du trop grand nombre de commandes pour le week-end et nous avons reçu des infos erronées de notre back office (en gros, les coulisses du site). D'où les quelques manques. . Tout est réparé et vous pouvez commander pour demain sur www.limpertinente.fr . Cette semaine de fermeture nous permettra notamment de travailler sur ce sujet car notre petit doigt nous dit que la situation va perdurer… . On vous embrasse à distance et on vous dit à demain 13h pour la der des ders. Les Impertinents

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Mais donc ça voudrait dire que le salé est plus corana-friendly qu’un muffin aux pépites de chocolat ? La logique était tout simplement incompréhensible.

Back to business

Et puis, un espoir a commencé à poindre sur le site de la mairie de Lille qui ajoute une précision à la décision du préfet. Elle parle d’une “fermeture des bars et salons de thé (sauf production maison)“. Ah ! Du coup, ce n’est plus l’affrontement du sucré/salé ?

Ce lundi, on a contacté directement la préfecture pour mettre ça au clair. Voilà sa réponse :

Comme défini dans l’arrêté du 9 octobre, “les établissements de restauration, exclusivement dans l’exercice de leur activité de vente de repas” sont exclus de l’interdiction de fermer et peuvent donc ouvrir.

Sont autorisés à ouvrir les établissements disposant d’une cuisine et d’un cuisiner et préparant ainsi sur place les plats cuisinés. Les établissements qui ne répondent pas à ce critère doivent fermer.
Par ailleurs, les ventes à emporter et les livraisons sont autorisées.

On s’est demandé si le terme “cuisinier” valait aussi pour “pâtissier”. Mais on n’a pas eu besoin d’attendre cette précision car, ce lundi midi, la plupart des salons de thé indépendants de Lille publiaient sur leurs réseaux ou nous informaient en MP (merci Oxalis et Bergamote) qu’ils avaient eu la mairie au tél. Mairie qui leur annonçait qu’ils avaient bien le droit de rester ouverts. 

La seule obligation pour rester ouvert, c’est donc d’avoir une production artisanale et d’appliquer les mêmes règles sanitaires qu’au resto. En revanche, attention pour les clients : vous êtes obligés de manger une part de cheesecake (ou autre gourmandise) avec votre thé ou café filtre. Interdiction de boire votre doux breuvage sans grailler à côté en somme. Sinon c’est à emporter ou en livraison, mais pas de consommation sur place.

Ce qui fait forcément autant plaisir aux gérant.e.s qu’à nos estomacs et gosiers déjà en manque de houblon.