Gisèle Halimi va avoir un amphi à son nom à la fac de droit de Lille

Dans La Fac, Lille
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La grande avocate et militante féministe franco-tunisienne décédée en juillet dernier donnera son nom à l’un des amphis de la fac de droit de Moulins. Quinze autres femmes doivent également avoir une salle à leur nom sur les campus lillois.

Flashback : au printemps dernier, l’Université de Lille lançait un grand sondage auprès de ses étudiant.e.s pour qu’ils et elles fassent une sélection parmi une quarantaine de personnalités féminines. Le but : en mettre une quinzaine en avant et donner leur nom à des amphis au cours de l’année.

Le résultat était sorti en mai et on attendait la rentrée pour savoir quels amphis pourraient être renommés et dans quels campus. Mais voilà que la pandémie mondiale n’a pas profité des vacances d’été pour se faire la malle. Et elle a aussi fait sa rentrée en même temps que les étudiant.e.s. “C’était d’autant plus compliqué de réunir les différents représentants des campus pour parler de ce sujet, explique Sandrine Rousseau, vice-présidente à l’université, en charge notamment de l’égalité homme-femme. Mais rien n’est annulé, c’est juste en stand-by. Tout le processus reprendra une fois qu’on aura de nouveau le droit de se réunir sans danger.

En attendant, l’université continue de prendre contact avec les femmes (ou leurs ayants-droits si elles sont décédées) choisies par les étudiant.e.s pour avoir leur accord de principe. “On a déjà l’aval de Christiane Taubira, des descendants de Martha Desrumaux et d’autres“, précise Sandrine Rousseau.

Jusqu’alors, le nom de Gisèle Halimi ne faisait pas partie de la liste des quinze noms retenus. “C’est vrai, elle n’y figurait pas, concède la vice-présidente. Mais après son décès cet été, j’ai proposé au conseil de la fac de droit de nommer un amphi à son nom directement. Ce qui a été accepté.

Il y aura donc bien 16 amphis renommés au féminin cette année à l’Université de Lille. Reste désormais à déterminer lesquels et à fixer une date d’inauguration pour chacun. Quand la situation sanitaire le permettra.