[Mois sans tabac] On peut arrêter de fumer sans prendre du poids

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C’est l’une des idées reçues les plus démotivantes pour celles et ceux qui souhaitent arrêter de fumer. Pour beaucoup, quand on arrête la cigarette, on se vautre dans la nourriture grasse et sucrée, et ce n’est pas une option. Clairement, c’est un risque. Mais qu’on peut maîtriser en adoptant quelques gestes pas compliqués.

Vous avez peut être déjà été témoin de cet ami qui, à 16 heures, décide de tout arrêter pour aller s’acheter trois maxi pains au chocolat parce qu’il “a faim“. Vous avez déjà entendu cette collègue dire : “Oh, ça n’a pas été très compliqué d’arrêter de fumer. Par contre j’ai pris 15 kilos.” Et vous-même, lors de tentatives avortées, vous avez ressenti le besoin de vous vautrer allègrement dans un plat de pâtes carbo, de descendre tout le paquet de bonbons, et de vous lever dans la nuit pour aller vous faire en douce une petite plaquette de chocolat. C’est normal, assure Maryse Thelliez, infirmière tabacologue au centre hospitalier de Cambrai et formatrice de terrain pour Hauts-de-France Addictions.

Une personne qui supprime le plaisir de la cigarette et prive son cerveau de nicotine doit compenser ailleurs. Ça peut être dans la nourriture, dans l’alcool… Généralement, ce sont des substances sucrées, parce que le sucre est précurseur de la sérotonine. On se sent bien quand on mange une pâtisserie.” Presque aussi bien que quand on fume une cigarette… “Là où c’est moins franc, c’est quand on est correctement patché, poursuit Maryse Thelliez. Le cerveau reçoit encore de la nicotine, donc il n’est pas frustré.” Affaire pliée ? Pas tout à fait, ce serait un peu trop facile.

Le goût des bonnes choses

Un fumeur est en moyenne en sous-poids de deux ou trois kilos, la nicotine augmentant le métabolisme. Il n’est donc pas illégitime de prendre quelques kilos quand on arrête de fumer, précise la professionnelle. L’avantage avec l’arrêt, c’est que l’alimentation a tendance à changer en même temps. “Le fumeur a moins de goût. Il va manger beaucoup de graisse, parce que le goût y est très fort, il va prendre des sauces très poivrées, et les fruits et les légumes vont lui sembler fades.En arrêtant, le goût des bonnes choses revient.On incite beaucoup les gens à repartir à la reconquête du goût avec des fruits et de légumes de saison.” Et donc à changer leurs habitudes alimentaires. Un genre de cercle vertueux dans lequel les ex-fumeurs entrent peu à peu.

Et avec ça, si on ajoute du sport par dessus, on a tout gagné. Parce que le sport, pratiqué à une certaine dose, provoque la sécrétion d’endorphines, des hormones de plaisir qui vont remplacer la nicotine peu à peu. “On retrouve du souffle, on se sent mieux dans son corps, on a moins envie de retourner vers le tabac“, avance Maryse Thelliez. Et faire du sport permet de maîtriser son poids.

En fait, ce que la tabacologue préconise, aussi antinomique que cela puisse paraître, c’est “de se faire plaisir“. En mangeant équilibré et varié, en faisant du sport, en remplaçant la nicotine par des hormones plus saines pour le corps. “Sinon, on retournera au tabac. Et attention à ne pas baisser sa substitution nicotinique trop vite. L’arrêt du tabac, c’est un apprentissage, il faut prendre le temps.” Et une fois qu’on a passé les étapes difficiles, “c’est une belle vie qui attend le fumeur derrière.

Mois sans tabac

En novembre, c’est le Mois sans tabac. Une opération qui consiste à se donner pour défi de ne pas fumer une clope de tout le mois et de s’appuyer sur le soutien de la communauté pour ne pas craquer. Vous pouvez vous inscrire gratuitement et dès maintenant sur le site de Tabac Info Service pour participer. Dans les jours qui suivront, vous recevrez chez vous un kit d’aide à l’arrêt et via l’application (dispo sur Android et iOS) vous pourrez être aidé et suivi par des spécialistes.

Et notez, si ça vous intéresse, que Hauts-de-France Addictions organise sur sa page Facebook un live le 5 novembre à 18 heures pour discuter poids et addictions avec une diététicienne.

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