La Nightline, la ligne d’écoute pour les étudiant.e.s, ouvre la semaine prochaine à Lille

Dans Ch'est bieau, La Fac, Lille
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À partir du 12 novembre, les étudiant.e.s de la métropole lilloise qui ont besoin d’écoute pourront en trouver au bout du fil de la Nightline. Une hotline dédiée aux étudiant.e.s et gérée par d’autres étudiant.e.s, tous bénévoles et formés.

C’est dur d’avoir 20 ans en 2020.” La phrase du président de la République est cruellement vraie mais incomplète pour Simon, président de l’antenne lilloise de Nightline : “En fait, c’est toujours difficile d’être un jeune étudiant, même avant 2020. On s’imagine des années d’insouciance et de légèreté. Mais certain.e.s vivent des situations qu’on n’imagine pas. Et pas que depuis le premier confinement.”

C’est d’ailleurs pour ça que le concept de la Nightline est né bien avant, à Paris, en 2017, par Patrick Skehan, un ancien étudiant irlandais à l’ENS. “En France, il y a de gros manques concernant la santé mentale des étudiant.e.s, explique Simon, lui même encore en thèse. Paul était originaire de Dublin où il bossait déjà pour un service d’écoute à destinations des jeunes. Il a lancé Nightline car il s’est tout simplement rendu compte que rien de la sorte n’existait ici.

Ecoute entière

En 2019, Nightline Paris ouvre même une ligne anglophone et souhaite ouvrir des antennes dans les autres grosses villes étudiantes françaises. Lille est bien évidemment sur la liste. “On devait ouvrir toutes ces antennes au printemps dernier mais avec la crise sanitaire, ça a été chamboulé.” Car ceux qui sont au bout du fil et qui tiennent les permanences, ce sont aussi des étudiant.e.s, tou.te.s bénévoles. “Mais on les forme bien évidemment en amont, pendant deux week-ends complets, et on préfère faire ça sur place, ce qui était impossible avec le confinement.

Ça peut paraître simple, dit comme ça, de juste écouter. “Ça ne l’est pas en réalité quand on doit rester dans l’écoute entière, c’est-à-dire sans jugement, en respectant l’anonymat, la confidentialité de ce qui est dit et, surtout, sans donner de conseils ou de directives“, détaille le thésard. Ce sont des principes auxquels les bénévoles ne doivent en aucun cas déroger “car ce n’est tout simplement pas à nous de dire à un jeune qui appelle qu’il devrait consulter untel ou faire ceci ou cela.

Certain.e.s appellent juste pour parler de ciné ou de littérature car ils/elles ressentent une solitude profonde. C’est parfois pour plus que ça. Mais les bénévoles ont aussi une liste qui recense tous les services d’aide gratuits pour les jeunes. Sauf qu’ils ne s’en serviront que si la demande est faite par celui/celle qui appelle.

Ouverture le 12 novembre

À Lille, une dizaine d’étudiant.e.s sont prêt.e.s pour l’ouverture de la hotline le jeudi 12 novembre de 21 heures à 2h30 du matin. Ils sont à chaque fois trois en moyenne par perm’ de nuit, à se retrouver dans un local en ville, accessible en métro, prêté par le Crous de Lille. “On paye le Uber pour leur retour à la fin de la perm’“, précise Simon qui recherche également d’autres bénévoles lillois.es. Pour rejoindre l’équipe, il suffira de s’inscrire sur le site bientôt en ligne ou directement via la page Facebook déjà créée.

Pour ceux et celles qui auront besoin d’écoute, on vous laisse avec le numéro de la ligne, à garder précieusement en tête, et aussi le site où un tchat en ligne sera dispo à partir de la semaine prochaine.