Des étudiant.e.s rassemblé.e.s au siège de l’université pour réclamer la réouverture des facs

Dans La Fac, Lille
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Ce mercredi après-midi, une centaine d’étudiant.e.s se sont rassemblé.e.s devant le siège de l’université de Lille pour manifester. Une demande était sur toutes les bouches : la réouverture des facultés, car les cours en distanciel posent bien trop de problèmes et augmentent les inégalités.

C’est plus qu’un gros ras-le-bol qui se dégageait de cette manif, c’était de la colère. A quelques semaines de son premier anniversaire, le Covid a enfermé à double-tours beaucoup d’étudiant.e.s dans leur chambre ou appart’, et l’envie d’en sortir commence à gronder, pour plusieurs raisons.

Notre activité quotidienne, c’est de passer de notre chaise à notre lit“, s’exprime Sylvain, un étudiant en philosophie de dix-neuf ans. Parfois cloisonné dans des lieux de vie ne dépassant pas dix mètres carrés, la solitude se fait très vite ressentir.On bosse toute la journée, et quand on a fini, on ne peut voir personne à cause du couvre-feu“, poursuit-il.

Beaucoup de syndicats étudiants étaient présents sur place, comme FSE Lille, NPA jeunes Lille ou encore l’UNEF. Groupés en haut des marches du siège de la fac, des chiffres sont énoncés : un jeune sur six aurait arrêté les études à cause de la crise sanitaire, près d’un tiers présenterait des comportements dépressifs. A tout cela s’ajoute le manque de psychologues disponibles : en France, on en compte un seul pour 30 000 étudiant.e.s.

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Plus de budget, de salles et de gel hydro

Parmi toutes les personnes présentes à la manif’, certaines idées sont revenues de nombreuses fois. “Il y a énormément de jeunes qui n’ont pas de moyens, on devrait avoir des masques et du gel hydroalcoolique gratuit“, s’exclame Inès, une étudiante de vingt ans en sciences politiques.

Et ce qui énerve surtout, c’est de voir les collèges et lycées ouverts, alors que les facs ne sont pas près de rouvrir.L’éducation est essentielle, elle n’a pas de budget“, explique Ilyes, étudiant de dix-huit ans en faculté de sciences politiques. En gros, les étudiant.e.s réclament un budget pour embaucher plus de profs, réaménager des salles voire en ouvrir de nouvelles.

Autre point qui dérange : des facultés ne peuvent accueillir les jeunes en cours, mais souhaitent quand même faire passer des examens en présentiel. D’ailleurs, une pétition circule pour annuler les examens en amphi.

A la fin de la manifestation, les syndicats étudiants ont appelé à rejoindre la grève initialement lancée par les enseignant.e.s de l’éducation nationale, du supérieur et de la recherche qui aura lieu mardi prochain.