Avec “Mes petites feuilles”, les potagers s’implantent dans les supermarchés

Dans C'est green, Lille

Voici à quoi pourrait ressembler votre prochain rayon fruits et légumes. @JérémieDelbart

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A partir de février, un détail attirera peut-être votre attention dans les rayons fruits et légumes des grandes surfaces. Avec Mes Petites Feuilles, Jérémie, le co-fondateur de la start-up installée à EuraTech’, veut faire pousser votre nourriture directement sur le lieu d’achat. Des gros frigos, un peu comme des serres autonomes, vont se pointer dans les magasins.

Dans les grandes surfaces, il y a absolument de tout pour se nourrir et trouver des achats de première nécessité. Mais l’ensemble des produits que vous trouvez sont importés, de près ou de loin, et ça peut impacter la qualité du produit et de l’air. Jérémie s’est mis en tête de faire pousser les produits directement sur le lieu de vente. Une idée qui a germé en lui en 2019, et qui va se concrétiser dans les semaines qui arrivent.

Certes, il n’y a pas de terre et encore moins de soleil dans les supermarchés. Mais il va y avoir des gros frigos qui apporteront aux graines la lumière, la température et l’eau dont elles auront besoin. Tout va pousser à l’intérieur, et pour vous donner une idée, les produits seront comestibles dès seize jours, au lieu de quarante et un pour une agriculture classique.

Mes_petites_feuilles
@JérémieDelbart

On se promène à travers les rayons, on ouvre la porte de la ferme et on se sert, en récoltant directement à la racine. Pour ses débuts, Mes Petites Feuilles ne proposera que des herbes aromatiques : du persil, du basilic et de la menthe. Mais la start-up a déjà en tête des projets un peu plus grands, comme par exemple une bonne laitue, qui pourrait rejoindre bientôt votre panier de course.

Pas bio, mais écolo

Les herbes aromatiques ne seront pas bio. Pour qu’un produit puisse profiter de ce label, il doit avoir été cultivé dans la terre. Mais ils sont garantis de très bonne qualité, et sans pesticide, ce qui leur vaut d’être légèrement plus cher que ceux trouvés traditionnellement en magasin.

On voulait créer quelque chose dont on peut être fier. Des aliments pour bien manger en étant propre pour la planète“, explique Jérémie. Alors le jeune entrepreneur, qui a fait des études d’ingénierie, a voulu mettre la technologie au profit de la planète : “Les gens ont souvent une mauvaise image de la technologie. Moi je veux la mettre au service de l’agriculture.”

Cet engagement écolo, Jérémie l’a eu après avoir potassé le sujet à fond. A cause des mauvaises conditions de transport, 30% des produits frais sont gaspillés avant d’arriver en rayon. Puis le transport, ça pollue, et les pesticides aussi. Là, ces deux choses n’existent pas, et “grâce à nos frigos, les produits ont besoin de 98% d’eau en moins“. Si une grande enseigne de la métropole se dotera d’une de ces serres autonomes dès février (top secret, pour le moment), de nombreux supermarchés vont aussi recevoir la leur très prochainement.

Si la curiosité vous titille encore, le reste des informations est disponible sur le site internet de la start-up. Et pour se tenir au courant de la sortie prochaine des serres sur pattes, rien de tel que checker Facebook et Instagram.