Plus green, moins bruyant : l’aéroport de Lille revoit les plans de sa modernisation

Dans Lille, Voyage Voyage

Photo @Aéroport_de_Lille

Scroll par là

Si vous êtes déjà allés prendre un avion à l’aéroport de Lille, vous savez que le lieu mériterait bien un petit coup de XXIe siècle. Le truc, c’est qu’avec le Covid et le besoin des habitant.e.s d’arrêter la bétonisation, Eiffage a dû revoir son calendrier et ses plans.

C’est quand même pas commun qu’une concertation force un géant du bâtiment à revoir sa copie. C’est bien ce qu’il vient de se passer avec le projet de modernisation de l’aéroport de Lille. En décembre, une concertation des habitant.e.s des communes entourant l’aéroport a recueillir les avis de 426 participant.e.s. Sans surprise, ils ont demandé plus de verdures, moins de béton, et moins de bruit. Pas des envies déconnantes quand on habite pas loin d’un aéroport qui s’apprête à quasi doubler de volume.

Parce que le projet initial devait faire passer la surface totale des bâtiments de 18 000m² à 33 400 m², pour la modique somme de 100,9 millions d’euros HT. Dans les plans initiaux (maintenus), les arrivées et les départs seront séparés, et les terminaux seront refaits de manière à faire entrer les passager.e.s directement dans les avions sans passer par la case tarmac. Voilà, ça c’est pour ce qui va être maintenu. Ce qui change, maintenant.

Pas de nouveau parking, mais des pistes cyclables

Déjà, la date de livraison, passée de 2023 à 2025. Avec le Covid, chaud de mener un chantier à bien. Ensuite, la suppression de certains aspects du projet. Eiffage avait prévu la création d’un parking, poétiquement nommé “P7”, de 6ha. Il ne verra jamais le jour. Idem pour les bâtiments sur 3ha devant abriter bureaux et hôtel. Ils ne sortiront pas de terre. Les habitant.e.s concerté.e.s ont aussi exprimé un besoin légitime de calme et de sérénité dans leurs nuits. L’aéroport s’est du coup engagé à ne pas augmenter la fréquence des ses vols de nuit d’ici 2039, ce qui laisse voir venir.

Le projet en deuxième mouture comportera aussi plus de mobilité douce avec le développement des pistes cyclables, l’inclusion du trajet vers l’aéroport dans l’abonnement PassPass, et la transformation dans les trois ans, de la flotte de l’aéroport en flotte hybride et électrique. L’aéroport a également convenu d’installer plus de panneaux photovoltaïques.

Voilà pour le projet revu et corrigé. D’ici la fin de l’année, la demande de permis de construire sera déposée et en décembre, une enquête publique sera mise en place. Les travaux démarreront dès qu’elle sera achevée. En tout cas en théorie.

Une réunion publique de présentation du bilan de la concertation est organisée le 16 mars, si ça vous intéresse. Et il existe un site internet qui parle de ce projet de modernisation en long, en large et en travers.