Sinon, dimanche, on vote pour renouveler les conseils départementaux et régionaux

Dans Lille, Politique
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Ce dimanche ne sonnera pas que la fin du couvre-feu. Le premier tour des élections départementales et régionales se tiendra également. Et comme ce n’est pas l’élection la plus claire, on s’est dit qu’on allait se faire une petite session de rattrapage, des fois que vous vous voudriez voter.

Alors oui, organiser deux élections le même jour, ce n’est pas forcément la meilleure manière de conserver l’attention des gens, surtout quand il s’agit d’élections locales. Mais en vrai, ce n’est pas si compliqué, surtout quand on l’explique simplement. It’s time to points boulettes.

L’élection régionale

  • C’est le conseil régional qu’on élit tous les six ans. Il a des conseiller·e·s et un·e président·e.
  • Une élection où les candidat·e·s sont les mêmes pour tous les habitant·e·s de la région :
    • Xavier Bertrand (président de région sortant), divers droite (il a quitté Les Républicains, si vous vous demandez).
    • Sébastien Chenu, Rassemblement National
    • Karima Delli, Europe Ecologie les Verts
    • Laurent Pietraszewski, La République en Marche
    • Eric Pecqueur, Lutte Ouvrière
    • José Evrard, Debout la France
    • Audric Alexandre, Parti des citoyens Européens, Volt, Nous Citoyens et Allons Enfants
  • Au premier tour, si la liste d’un·e des candidat·e·s emporte la majorité absolue (50%, quoi), il remporte 1/4 des sièges du conseil régional. Les autres candidat·e·s se répartissent le reste des sièges proportionnellement au nombre de voix qu’ils ont eues.
  • Si aucune liste n’a de majorité absolue au 1er tour, on part sur un second tour (prévu le 27 juin). Là, la liste qui a le plus de voix emporte 1/4 des sièges, et les autres se partagent les autres sièges en fonction de leur score.

L’élection départementale

  • Là aussi, c’est le conseil départemental qu’on élit pour six ans. Il a des conseiller·e·s et un·e président·e (Jean-René Lecerf, en l’occurrence).
  • Mais c’est un scrutin majoritaire à deux tours qui se fait par canton.
  • Il y a 41 cantons dans le Nord, et chaque parti va présenter un binôme homme/femme. On va pas vous mettre tous les candidat·e·s parce que l’article va faire 7 kilomètres. Mais sachez que quelqu’un de bien intentionné a déjà pris la peine de créer la page Wikipédia sur cette élection, et que vous y trouverez tous les binômes par canton.
  • Attention, ça se complique. Pour qu’un binôme de conseiller·e·s soit élu au premier tour, il lui faut au moins la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50 %), et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs et électrices inscrit·e·s. Vous suivez ? S’il n’y a pas tout ça, pouf, second tour.
  • Là, ce sont les deux binômes de tête qui peuvent espérer être élus, ou les binômes ayant obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Et c’est le binôme qui arrive en tête de ce second scrutin qui est élu.

Les conseillers régionaux comme départementaux, une fois qu’ils sont élus, vont précéder à l’élection de leur président·e pour six ans. Là, on est sur de la logique implacable : le parti qui arrive a le plus de sièges élit son président·e.

Voilà, c’était clair ?

Pour savoir où voter, vous pouvez checker votre carte d’électeur, qui vous indiquera votre bureau. Et il est encore possible de faire une procuration techniquement jusqu’au jour J. Mais on vous conseille de vous réveiller avant. Il faut remplir une demande sur le site internet prévu à cet effet, et aller ensuite dans un commissariat pour enregistrer la demande. Et n’oubliez pas de prévenir celui ou celle qui vote pour vous.