Mois sans tabac : les clichés sur la clope et son arrêt

Dans Article Sponsorisé, Lille, Santé !
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La cigarette est un élément tellement présent dans la société que tout le monde croit avoir des connaissances sur le sujet, mais sans vraiment être capable d’en apporter la preuve scientifique. Comme c’est bientôt le début du Mois Sans Tabac, on s’est dit qu’on allait réviser nos classiques.

Si vous êtes fumeur·se occasionnel·le, fumeur·se de longue date ou encore fumeur·se compulsif·ve, vous avez nécessairement en tête des idées reçues sur la clope. Des trucs qu’on se dit soit pour se rassurer, soit pour justifier la vingt-huitième tentative d’abandon avortée (oui, c’est du vécu).

Comme on aime bien faire les choses correctement, on s’est rapproché de Hauts-de-France Addictions, qui pilote avec l’Agence Régionale de Santé l’opération Mois Sans Tabac dans le coin. Et on nous a fourni tout un tas de documents qu’on s’est empressé de compulser. Ca nous a permis de déconstruire quelques clichés sur la cigarette. Tenez, les voilà :

“En dessous de quatre cigarettes par jour, ça n’a pas de conséquence sur la santé”

Oui, c’est bien sûr faux. Une cigarette, c’est 7 000 substances différentes, dont une écrasante majorité est nocive, dès la première bouffée. Une seule cigarette ne donnera pas de cancer du poumon, mais même à petite dose, le tabac a des répercussions sur la santé (diabète, diminution des capacités sexuelles et de la fertilité, irritations pulmonaires…). Donc, oui, les fumeurs occasionnels, ceux qui fument juste en soirée, ou qui sont tombés à une cigarette par jour, sur la durée, ce n’est pas l’idéal, loin de là. Et puis si vous fumez une clope par jour pendant plusieurs années, les risques cardiaques et pulmonaires ne sont pas négligeables du tout. “Il n’existe pas de seuil au-dessous duquel fumer ne représente pas de risque“, explique Hauts-de-France Addictions dans l’une de ses fiches pratiques.

“Il faut fumer au moins dix ans avant d’en sentir les effets négatifs”

Vous savez ces escalators cassés que vous terminez de monter rouge écarlate ? Vous voyez la teinte jaune qu’ont pris vos doigts, parfaitement assortis à vos dents ? Vous sentez votre cœur s’emballer alors que vous n’avez pas de raison de stresser ? Vous vous êtes habitués à la bronchite carabinée que vous chopez irrémédiablement dès que le temps se rafraichit ? Tout ça, ce sont les prémices des ennuis causés par la clope, et ça arrive vite, très vite. Pas la peine de vous expliquer plus que ça que ce n’est pas jojo pour votre corps. On a une bonne nouvelle pour vous : tout cela est réversible, quand on arrête la clope.

“Ça coûte hyper cher d’arrêter de fumer”

Un paquet de clopes, aujourd’hui, c’est dix euros et cinquante centimes. On l’a écrit en lettres, parce que c’est une somme, quand même. Mettons que vous le fumez en deux jours, ce qui fait environ 160 euros par mois. Tabac Info Service nous confirme que les substituts nicotiniques sont remboursés en partie quand ils sont prescrits par un doc’. Environ toutes les mutuelles prennent en charge le reste du prix. Donc en fait, vous économisez 160 euros, quand vous arrêtez de fumer.

“Il faudrait d’abord que je perde cinq kilos, avant de penser à arrêter de fumer”

Arrêter de fumer fait prendre du poids, donc mieux vaut se remettre en forme avant. Une excuse maintes fois entendue pour permettre de repousser l’arrêt à une date ultérieure. Hauts-de-France Addictions l’explique bien : “La nicotine peut agir comme un coupe-faim, en augmentant la fréquence cardiaque et le métabolisme de base. On estime que 20 cigarettes fumées brûlent 200 Kcal. Quand on arrête de fumer, ces calories ne sont plus brûlées, l’appétit n’est plus freiné.” Mais il existe des parades pour éviter ça, comme se remettre au sport, privilégier les légumes et les fruits riches en fibres, les légumineuses qui calent, et boire beaucoup, beaucoup d’eau.

En novembre, c’est le Mois Sans Tabac. Une opération qui consiste à se donner pour défi de ne pas fumer une clope de tout le mois et de s’appuyer sur le soutien de la communauté pour ne pas craquer. Vous pouvez vous inscrire gratuitement et dès maintenant sur le site de Tabac Info Service pour participer. Dans les jours qui suivront, vous recevrez chez vous un kit d’aide à l’arrêt et via l’application (dispo sur Android et iOS) vous pourrez être aidé·e et suivi par des spécialistes.

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