À Wambrechies, la distillerie Claeyssens va se transformer en gigantesque lieu hybride

Dans Ch'est bieau, Lille

Image ©SOFIM

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C’est un lieu qui a deux cents ans, et dont sont sortis des millions de litres de genièvre et de whisky. La distillerie Claeyssens, à Wambrechies, est une beauté patrimoniale qui a distillé de l’alcool jusqu’en 2018. D’ici 2024, elle renaitra sous forme de lieu hybride : distillerie, brewpub, coworking, logements…

Vous avez peut être déjà goûté au genièvre de Wambrechies. La maison est ancienne et son alcool plutôt connu. Mais la décennie 2010 a vu les ventes baisser, et les anciens propriétaires, las, ont préféré vendre. Une occasion en or pour réhabiliter ce lieu bicentenaire et l’ouvrir encore un peu plus au public. Le chantier, pharamineux, va démarrer au printemps prochain.

Appelé la Distillerie, il est porté par le promoteur Sofim, la ville de Wambrechies, et des gens qu’on connait plutôt bien chez nous : les propriétaires de TOS Distillerie, qui ne sont autres que les fondateurs de Page 24, qui ont racheté le fond de commerce, les outils de production et le stock à la distillerie Claeyssens.

Tout ce la va donner un lieu hybride qu’on va s’empresser de vous détailler :

Une distillerie de genièvre et de whisky

Ca, c’est la partie de TOS Distillery. “On ne va pas conserver les alambics, annonce Sébastien Bogaert, l’un des patrons. On va en installer de plus modernes dans la salle de distillerie actuelle.” Le défi : relancer le genièvre et dépoussiérer son image. Les alcools qui en sortiront ne seront pas de la marque TOS mais bien de la distillerie de Wambrechies. L’objectif est d’arriver à une capacité de production de 50 litres d’alcool pur par jour. Les anciens alambics, tous classés, trouveront leur place dans la partie musée.

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Un musée, des visites et une boutique

Oui, le lieu est chargé d’histoire et il aurait été dommage de se priver d’un parcours muséal. A côté de l’outil de production, un petit musée racontera les deux cents ans du lieu, et il sera possible de réserver sa visite. Une boutique viendra aussi compléter cette offre. Vous pourrez repartir avec un souvenir, liquide ou non.

Un brewpub dans la salle de cuisson

Un bel endroit où boire une bière, déguster un whisky, siroter un genièvre et passer du bon temps. Ce brewpub sera tenu par TOS Distillerie, qui espère trouver un chouette chef pour la partie restauration. “C’est très nouveau pour nous, ça, on ne l’a jamais fait, commente Stéphane Bogaert. Il faut qu’on s’entoure bien.” Un second restaurant prendra place juste à côté de la meunerie.

Du coworking, une galerie d’art et des loisirs créatifs

Le coworking sera installé dans la meunerie, la galerie d’art dans l’ancienne chaufferie, et la tisanerie sera installée dans l’ancien logement du gardien. Elle accueillera des ateliers de loisirs créatifs.

Des logements avec rooftop

Cinquante et un logements viendront s’imbriquer dans ce projet. Le programme prévoit de grands espaces partagés, comme un rooftop, un jardin potager et un salon commun. Une partie sera construite dans l’existant, une autre sera entièrement construite. Prix du mètre carré : 5 500 euros, quand même.

Le chantier va donc démarrer au printemps prochain, et s’achever aux environs de 2024. Sofim annonce plusieurs phases de livraison, mais tout devrait être fini ou presque début 2025. Vous vous demandez combien tout ça coûte ? 25 millions d’euros. Yup.

Il n’y a pas encore de site internet ou de réseaux sociaux pour la Distillerie, mais ça ne saurait tarder.