Mois Sans Tabac : les idées reçues sur la grossesse et l’allaitement

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Quand on est enceinte, on est dans un état unique : on a la lourde tâche de faire grandir un autre humain en soi. Neuf mois un peu à part, pendant lesquels on n’est plus tout à fait maitresse de son corps. On ne mange pas ce qu’on veut, on ne boit pas ce qu’on aimerait, et la clope est l’ennemi de son petit habitant. On vous explique pourquoi, en points boulettes.

  • De vrais risques pour le bébé

Dans la région, dans le troisième trimestre de grossesse, les femmes sont encore 23,4% à fumer encore, contre 17,8% au national. Too much, pour l’Agence Régionale de Santé, qui pilote l’opération Mois Sans Tabac. Un fœtus qui grandit dans un corps de fumeuse, c’est un risque décuplé de retard de croissance, de grossesse extra-utérine, de fausse couche. Le bébé reçoit moins d’oxygène, son rythme respiratoire est diminué, et le risque de naître prématuré·e est grandement augmenté. À la naissance, il peut avoir des difficultés respiratoires, aussi. Voilà.

  • Pas de clope vaut mieux que peu de clopes

Quand on a discuté avec Maryse Thelliez, infirmière tabacologue, et Marie-Ange Testelin, à la tête de l’asso Hauts-de-France Addictions, les yeux se sont levés très haut quand on leur a raconté qu’on avait entendu un médecin accorder cinq clopes par jour à une femme enceinte. “Quatre à cinq cigarettes par jour, ça intoxique le bébé comme si on en fumait vingt. On n’est pas accro à un nombre de cigarettes, on est accro à une dose“, insiste Maryse Thelliez. Comprenez que la maman, privée de ses dix ou quinze clopes habituelles par jour, va tirer comme une malade sur ses clopes pour refaire les niveaux. Et en faire allègrement partager au rejeton.

  • Une femme enceinte peut être patchée

Ce n’est pas la nicotine qui est dangereuse, rappelle Maryse Thelliez. C’est les goudrons, le monoxyde de carbone.” Le picto “danger femme enceinte” sur les paquets de patchs a le don d’agacer l’infirmière tabacologue. “On patche les femmes enceintes depuis 1997, il n’y a aucun problème et on obtient de très bons résultats.

  • Le tabagisme n’empêche pas l’allaitement

On sait, c’est bizarre de vous dire qu’il est possible de fumer après vous avoir dit qu’il valait mieux ne pas fumer. Ce que les pros veulent faire passer comme message ici, c’est qu’il ne faut pas s’empêcher d’allaiter parce qu’on fume. “Un bébé dont la mère a fumé pendant la grossesse nait déjà un peu fragilisé. Le lait maternel est le meilleur aliment pour lui, assure Maryse Thelliez. La mise au sein sera peut-être un peu plus délicate, il y aura peut-être un peu moins de lait, mais ce qui est pris est pris.” Une règle, seulement : mettre deux heures entre la dernière clope et la tétée.

En novembre, c’est le Mois Sans Tabac. Une opération qui consiste à se donner pour défi de ne pas fumer une clope de tout le mois et de s’appuyer sur le soutien de la communauté pour ne pas craquer. Vous pouvez vous inscrire gratuitement et dès maintenant sur le site de Tabac Info Service pour participer. Dans les jours qui suivront, vous recevrez chez vous un kit d’aide à l’arrêt et via l’application (dispo sur Android et iOS) vous pourrez être aidé·e et suivi par des spécialistes.

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