On en sait plus sur le nouveau festival d’humour lillois, Lillarious

Dans Culturons-nous, Lille
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C’est un projet qui fait grand bruit qu’il a été annoncé il y a quelques semaines. Et on en sait un peu plus sur cette première édition du festival qui s’appellera donc Lillarious et qui se tiendra du 1er au 5 février 2022. Grégoire Furrer, son fondateur nous explique comment il souhaite faire de Lille, “la future capitale de l’humour français“.

Grégoire Furrer, c’est également l’homme à l’origine de l’évènement le plus connu et médiatisé de l’humour francophone : le Montreux Comedy Festival. Et il prévient tout de suite, “l’idée n’est pas faire un copier coller de Montreux à Lille.”

Mais ce n’est pas un hasard si ce dernier a choisi Lille. “Généralement, quand un artiste me demande de voir son spectacle, il choisit une date dans le Nord. Le public nordiste a la réputation d’être extrêmement chaleureux, explique t-il. Et ça faisait déjà quelques années qu’on avait l’intention de créer un festival dans une région française. La région Hauts-de-France nous a sollicité et accompagné dans la réalisation de ce projet.”

Lillarious, puisque c’est son nom, a donc vocation à s’implanter durablement chez nous avec une édition annuelle. “A terme, on souhaite vraiment faire de Lillarious une marque propre, pas une extension de Montreux”, souligne Grégoire. Evidemment, on retrouvera tout le savoir faire ses équipes dans l’organisation et la conception de cet évènement : des galas inédits rassemblant des humoristes reconnu·e·s comme à Montreux mais également des nouveautés technologiques, des conférences et plein d’autres surprises propres à Lille.

Ouverture imminente de la billetterie

Et quoi de mieux que deux artistes du coin pour ouvrir les festivités ? Le lillois Gérémy Crédeville et le belge Guillermo Guiz seront aux manettes d’un premier gala stand-up, un format original mêlant plusieurs effets numériques. “On souhaitait a minima ouvrir avec un artiste de la région. On est très content de faire revenir Gérémy à la maison et avec Guillermo, on ouvre sur un grand pays de l’humour francophone qu’est la Belgique.

Le festival lillois promet un panorama complet de l’humour francophone en réunissant les futurs talents du stand-up de demain. “Montreux a contribué à faire découvrir des talents issus de la francophonie comme Anthony Kavanagh ou Stéphane Rousseau. Dans quelques années, j’aimerais que les gens me disent : j’ai découvert tel talent marocain ou tel humoriste belge au Lillarious.” explique Grégoire Furrer. Un premier showcase réunissant artistes africains, canadiens et haïtiens est déjà prévu pour février.

En plus d’une future programmation originale et unique, l’accent est également mis sur la promotion et la formation “des forces vives de la région“. Notamment avec une learning expedition qui permettra à celles et ceux se destinant à rejoindre les planches des comedy clubs de découvrir les différents aspects du métier d’humoriste à base de rencontres et de workshops. Des ateliers de mise en scène, d’écriture, des rencontres filmées, et approches des réseaux sociaux sont déjà au programme.

Pour le grand public, une grande soirée de conférences est également à prévoir à votre agenda. Le but de ces tables rondes et masterclass, ce sera de réunir dessinateur·rice·s humoristiques, chercheur·se·s, neurologues, psychologues et journalistes à réfléchir à l’humour dans nos vies quotidiennes, au travail, comme un outil de management et de communication.

Autre concept original et future marque de fabrique du festival, l’organisation d’Etats Généraux de l’Humour réunissant les habitué.e.s et métiers de la profession (manager, booker, gérant·e·s de salles de stand-up) pour “se rencontrer pour se parler et l’objectif est de faire de cet évènement pour un futur Davos de l’humour.”

Une grande conférence de presse est prévue mi-décembre pour dévoiler le nom des artistes, humoristes et personnalités qui viendront à cette première édition du Lillarious. Pour les plus impatient.e·s, la billetterie sera ouverte dès mi-novembre quelques semaines avant l’annonce du programme, comme à Montreux.