Plus local, il n’y a pas : 24 heures dans la vie d’une chicorée nordiste

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Article sponsorisé @Chicorée Leroux

Elle pousse dans la région, est séchée dans la région, torréfiée dans la région, et consommée par les Nordistes. La chicorée est un de ces produits du coin qui ont le chic pour être locaux, sains, sans additifs, pas chers, et bons. On est allé visiter les usines de la chicorée Leroux, entre le Calaisis et Orchies.

On ne sait pas qui a eu l’idée, un jour, de faire cuire cette grosse racine au point de la sécher, de la réduire en poudre et de la mélanger à de l’eau. Mais des générations de Nordistes le ou la remercient. Pour ceux et celles qui, comme nous, voient la chicorée comme une poudre qui ressemble à du café mais n’en est pas, on va reprendre du début.

Dans un champ, donc. En avril, les 230 planteurs et planteuses qui travaillent pour Leroux sèment la chicorée dans leurs sols limoneux-sableux. Vous en trouverez dans tous les départements de la région, mais le gros de la production de trouve le long du littoral (rapport au sol sableux). Ce qui tombe drôlement bien, c’est que l’usine de séchage des chicorées se trouve juste à côté de Calais, à Vieille-Eglise pour être exact.

Cossettes à gogo

La chicorée, c’est une grosse racine blanche, plus grosse qu’un panais mais moins qu’une betterave. Il lui faut le printemps et l’été pour arriver à maturité. En septembre, les fours de l’usine se mettent en route et ne s’arrêtent plus pendant trois mois. La récolte dure jusqu’en décembre.

Dans cette première usine, les chicorées sont lavées, coupées en petits copeaux (des cossettes, ça s’appelle), et séchées à basse température dans des grands fours (plusieurs mètres de haut, plusieurs dizaines de mètres de long).

Après leur stage dans ces fours géants, ces petites cossettes ont perdu près de 90% de leur humidité. C’est le moment pour elles de faire le voyage jusqu’à Orchies, où se trouve le site de production de l’entreprise Leroux. Là, elles font leur deuxième stage dans un four. Celui là est rond, plus petit, mais quand même bien imposant. Il est traversé par un tube d’où sortent des flammes, qui vont chauffer tout ça. Ce sont ces boules de torréfaction qui vont cuire la chicorée, lui donner cette couleur quasi noire.

La suite est simple : les cossettes terminent leur voyage dans une cuve qui va leur donner leur forme finale : en poudre, en grain, ou en liquide. C’est là que la chicorée est un produit plutôt sympa : il n’y a pas d’additif (vérifiez sur les étiquettes, il n’y a qu’un ingrédient), on peut la boire comme un thé, en infusion dans une tasse bien chaude, ou bien carrément cuisiner avec : la chicorée liquide s’utilise en vinaigrette, en aide culinaire, comme un condiment dans les plats, salés ou sucrés. Et votre chicorée, entre le champs et votre mug, aura parcouru moins de 200 km.

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