Une conserverie artisanale zéro déchet ouvrira au printemps entre Lille et Ronchin

Dans C'est green, Food Porn, Lille

@Stéphanie Bacle

Scroll par là

Auto-entrepreneuse et professeure d’anglais de 27 ans, Stéphanie Bacle aka LadyBird (coccinelle) a une entreprise de traiteur écoresponsable depuis 2013. Son prochain projet : ouvrir une conserverie artisanale zéro déchet. Sa campagne de financement participatif est prolongée.

En huit ans, son projet a pris de l’ampleur à mesure que les questions écologiques en ont pris. “Je veux être actrice du changement que je veux voir dans le monde parce que je ressens l’urgence de la situation écologique“, explique-t-elle. Actuellement, le temps de Stéphanie se départage entre son travail de traiteure et son travail d’enseignante d’anglais. Et puisque son activité marche de mieux en mieux et que la demande est forte, elle vient d’acheter une maison entre Lille et Ronchin pour ouvrir sa conserverie.

Les origines de LadyBird

Du bac S à la prépa littéraire à la licence de biologie, c’est finalement en école de commerce international que l’entrepreneuse s’épanouit. Le projet LadyBird éclot à ce moment-là. “Pour payer mes études, je vendais des petits produits, des petits gâteaux et tapas dans des bars et boîte de nuit de Lille, confie la jeune femme. Après mes études, j’ai eu un choix à faire : continuer un master ou bien donner une réelle chance à mon projet.” Elle se lance et entame un CAP cuisine en accéléré qu’elle obtient après un passage aux Éphérites. En 2013, à 19 ans seulement, Stéphanie lance LadyBird.

L’expansion de LadyBird

Depuis, lorsque la femme de 27 ans n’est pas à la Catho ou en lycées pro pour enseigner, elle est en cuisine pour des presta qu’elle donne pour des entreprises, des bars ou des particulier·e·s. De la planche apéro en kit jusqu’à la pièce montée, LadyBird s’approvisionne sur le marché ou en Biocoop, utilise le plus possible le zéro-déchet et se déplace en biporteur.

Stéphanie aka LadyBird et son biporteur @Stéphanie Bacle

LadyBird propose majoritairement de la nourriture végé et vegan. “Mon but c’est de faire découvrir des produits, j’essaie d’avoir un côté renforcement positif.” Pour les plus réticent·e·s, la traiteure fait des wraps de saumon fumé sur demande. Stéphanie essaie “d’être la plus inclusive possible“, de s’adapter à tout le monde et à toutes les demandes, en restant évidemment fidèle à ses valeurs. Et cela c’est aussi vrai pour les sous : “Pour l’instant, je peux me permettre d’adapter le menu selon le budget du client“. Et puisque l’activité se développe, les besoins aussi.

Planche proposée par LadyBird @Stéphanie Bacle

La conserverie

LadyBird s’agrandit et passe du statut d’auto-entrepreneuse à celui de société grâce à l’ouverture de sa conserverie. “Une conserverie, c’est avant tout un autoclave afin de conserver des aliments sans frigo“, précise-t-elle. Le lieu, non accessible au public, sera aussi un laboratoire de cuisine. Le premier objectif : “Lutter contre le gaspillage alimentaire et en même temps mieux gérer la demande, optimiser mon travail tout en conservant la qualité de mes produits“. S’inscrire dans un circuit vertueux de bouffe et de consommation, voilà ce que souhaite et va faire LadyBird.

L’autre but de cette conserverie : permettre aux gens de manger local et frais. “On nous dit toujours de bien manger, local, frais, bio tout en ayant un emploi du temps hyper chargé et je me rends compte à quel point c’est dur, même pour moi. L’idée c’est de faciliter le quotidien des gens en restant abordable.” Au menu : tapenade ail blanc ail noir, houmous revisité, soupes maison et pleins de petits plats surprise. Le tout en zéro déchet. Les consignes seront récupérées à chaque livraison.

Aller chercher sa commande dans des lieux partenaires ou être livré·e·s directement, vous aurez le choix. Et si vous vous entendez avec votre voisinage, “il y aura une possibilité de fournir en direct en mutualisant la livraison” pour tout un pâté de maisons, dans les endroits accessibles en vélo. “Je vais fonctionner avec des réseaux déjà en place, proposer un partenariat avec la Biocoop par exemple“, éclaire Stéphanie.

Les projets de l’enseignante-traiteure ne s’arrêtent pas là puisque Stéphanie aimerait encourager l’entreprenariat et proposer des ateliers cuisine en anglais, entre autres. En plus des demandes de stage que LadyBird reçoit, cette dernière aimerait embaucher. Rendez-vous au printemps pour l’inauguration de sa conserverie.

En attendant l’ouverture de la conserverie, vous pouvez participer à la campagne Ulule de LadyBird et la retrouver sur tous ses réseaux : Facebook, Instagram, YouTube et le site.