À l’Observatoire de Lille, les cratères de la lune et le triangle d’Orion nous en mettent plein les yeux

Dans Ch'est bieau, Lille
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On avoue, c’était un gros kiff. Assister à une séance d’observation du DU d’astrophysique, sous la coupole installée depuis plus de cent ans à côté du jardin des plantes, c’était moment hors du temps. Ce soir-là, les étudiant·e·s ont vu la lune et le triangle d’Orion. Et c’était beau.

Il est niché entre la voie rapide et le jardin des plantes, à quelques centaines de mètres de la porte de Douai. L’Observatoire de Lille, qui est géré par l’Université, est un lieu un petit peu magique. Ce lundi, il faisait beau, et on avait eu Alain Vienne, astrophysicien de l’université, au téléphone dans l’après-midi. La nuit permettra l’observation des étoiles. On a accouru, du coup.

Cette semaine de février, les étudiant·e·s du DU d’astrophysique étaient en stage intensif à l’observatoire. Toute l’année, ils ont cours une fois par semaine : mécanique céleste, spectroscopie, planétologie, cosmologie, histoire de l’astronomie, voyage spatial… Et une semaine en février, iels se réunissent à l’Observatoire pour des travaux pratiques.

Nébuleuse et étoile double

Ce lundi soir, donc, on a rejoint les membres de ce DU (qui ne sont pas étudiant·e·s, pour beaucoup, le DU étant ouvert à tous et toutes, quel que soit leur statut). Et on a eu de la chance. Par petits groupes, iels ont gravi les trois étages de l’immeuble et ont poussé la porte de la salle d’observation, sous la coupole. Iels ont observé les cratères de la Lune de très près, et ont ensuite demandé à leur instructeur de tourner la lunette, vieille de plus de 100 ans, vers Orion.

Le téléscope est pointé dans sa direction, le mécanisme de la coupole se met en branle pour s’aligner avec la loupe, longue de six mètres. Il faut monter sur un genre d’escalier mobile pour atteindre la lentille. Et quand on plonge son œil dedans, on observe un spectacle de toute beauté. En bas, le triangle d’Orion, net et quasiment isocèle. Au dessus, un carré d’étoiles, lui aussi presque parfait, qui baigne dans un nuage d’hydrogène. “C’est une nébuleuse, commente l’instructeur. C’est là que se forment les étoiles. Celles que vous voyez là sont donc de très jeunes astres. Et si vous regardez bien, celle en haut à droite est en fait une étoile double.

Il est possible d’assister à ce spectacle même si on n’est plus étudiant·e : le DU est ouvert à tous, dans la limite des 18 places disponibles. On vous laisse checker tout ça en cliquant sur ce lien hyperlinké avec amour.