Des étudiant.e.s de Lille ont monté une expo à la galerie Artconnexion

Dans Chill, Culturons-nous, Lille
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Dans le Vieux-Lille, Artconnexion accueille une expo un peu spéciale depuis le 8 mars. Entièrement organisée par des étudiant·e·s de l’Université de Lille, elle traite de l’eau dans la métropole. Le projet propose diverses œuvres réparties sous trois angles : scientifique, historique et littéraire.

Une exposition organisée par des étudiant·e·s en master 2 d’art s’illustre en ce moment dans la galerie Artconnexion, devant la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille. “Notre professeure est directrice de cette structure, raconte Margaux Mullenders, chargée de communication. Elle nous a mis un espace à disposition pour l’expo.” Elle et douze de ses camarades de classe ont monté le projet Au-delà de l’eau de A à Z.

La phase de réflexion a débuté fin novembre. L’expo a finalement ouvert ses portes le 8 mars, mettant en scène différentes œuvres. Elles se déclinent en trois parties : l’histoire, la science et la littérature. Mais surtout, elles s’interrogent sur la place de l’eau dans la métropole.

Photo prise par Hugo Miel

Des propositions artistiques variées

On peut rapidement remarquer des photos en argentique, prises par Hugo Miel. On aperçoit donc tour à tour un panneau enfoncé dans la rivière puis un hangar qui la borde. Mais ce ne sont que deux exemples parmi une dizaine de clichés.

Au milieu de la pièce, une table jonchée de livres symbolise un îlot central. On y trouve même un recueil de poèmes de Paul Verlaine. Pendant ce temps, l’œuvre Vue sur sédiments à granulométrie variable de l’artiste Nicolas Tourte est projetée sur les fenêtres.

Thomas a réalisé une installation mixte.

Mais ce qui attire le plus notre attention, c’est le triptyque du fond. Réalisé par Thomas Ferreira, un étudiant en master 1 de l’université de Lille, Ô mémoire de la Deûle concentre une photographie, un aquarium et cinq toiles. La première est accompagnée d’un dispositif de motion tracking et d’un logiciel qui émet des ondulations affiliées au mouvement. A la manière de l’eau finalement. Le deuxième voit flotter une photo spéciale. “C’est un papier hydrosensible comportant l’image qui se dissout dans l’eau, développe Thomas. En revanche, l’encre reste à la surface.” A côté, les toiles de taille variable sont badigeonnées de papier recyclé. “J’ai utilisé dix à quinze photos pour chaque tableau“, précise l’apprenti artiste.

Mieux vaut être sur place pour se rendre compte de l’originalité de la proposition. On vous laisse y faire un tour si le cœur vous en dit.

L’entrée est libre et gratuite. L’expo est ouverte de 15 heures à 18 heures du mardi au vendredi, et de 10 heures à 18 heures le samedi. Elle prendra fin le 25 mars. Des ateliers sont aussi proposés. Pour plus d’infos, voilà la page Facebook et le compte Insta.