Cinq nouvelles expos ont fleuri à la Piscine pour le printemps

Dans Culturons-nous, Lille
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Ce n’est pas une mais cinq nouvelles expos qui sont à découvrir jusqu’à fin mai au musée de la Piscine. Un bestiaire en céramique, des dessins de théâtre, de la céramique québecoise, des sérigraphies de bande-dessinée mais surtout une grosse expo sur Boris Taslitzky, grand artiste du XXe siècle qui se sert de l’art pour montrer (et dénoncer) la réalité de son temps.

Une expo comme celle dont on va vous parler prend facilement plusieurs années à se monter. C’est donc un pur hasard d’actualité si la Piscine présente aujourd’hui l’oeuvre d’un artiste français né d’un père ukrainien et d’une mère originaire de Crimée. La coincidence va jusqu’au propos de l’expo qui se concentre sur les oeuvres de l’artiste dans les années 1930-1970 : des compositions consacrées aux grandes causes politiques et sociales de son temps, au camp de Buchenwald où il a été envoyé en 44, en passant par ses réactions et reportages des guerres d’Indochine ou d’Algérie.

L’artiste est engagé, militant et on ne ressort pas de l’expo de la Piscine sans penser à ce qui s’est passé hier et ce qui arrive aujourd’hui. “Mais Boris Taslitzky peint moins l’horreur que l’indignation“, explique Alice Massé, conservatrice à la Piscine et commissaire de cette expo. L’artiste qui aimait dire qu’il faisait du réalisme à contenu social s’intéresse à la réalité dans ce qu’elle a de révolutionnaire mais aussi d’horrible. Et quand on se retrouve face à cette immense huile sur toile aux couleurs éclatantes du Petit camp à Buchenwald, on se doute que l’artiste a voulu “reprendre le contrôle sur l’inimaginable” selon les mots de la conservatrice.

Céramique, bulles and co

Juste à côté, c’est une expo qui justement va côtoyer, elle, la fantaisie. On y découvre le bestiairium de Johan Creten avec dix-sept pièces en céramique inédites de bêtes avec aussi une belle chauve-souris qui trône sur le parvis en face du musée. L’artiste belge présente aussi dans d’autres galeries du musée ses oeuvres emblématiques.

C’est justement en pérégrinant dans les galeries de la Piscine que vous tomberez dessus et sur les autres expos du moment. En bas, le long et dans les vestiaires du grand bassin, le musée roubaisien a sorti de son fond une centaine de feuilles des dessins de Gérard Crochet, peintre et graveur français. Ici, l’expo s’attarde sur les projets de collaborations de l’artiste avec l’univers du théâtre de la musique : des dessins de costumes mais aussi des décors pour plusieurs pièces jouées en son temps.

Disséminées aux quatre coins du grand bassin, vous retrouverez aussi les céramiques plus qu’imaginatives de trois artistes québecois·es. Baptisée “Novalis Terra”, cette mini-expo veut montrer la singularité de la pratique de la céramique aujourd’hui de l’autre côté de l’Atlantique. Et on comprend très vite que c’est un art qui sait toujours aussi bien faire passer certains messages…

Et enfin, dans les vestiaires du premier étage, vous retrouvez l’expo “Histoire de Cases” où des extraits d’album, des planches et des sérigraphies d’auteur·e·s de bande dessinées comme Tardi, Glen Baxter ou encore Hugo Pratt.

Les infos pratico-pratiques

Voilà, on vous a fait le tour. Place aux infos pratico-pratiques.

La Piscine est ouverte :
– du mardi au jeudi de 11 heures à 18 heures
– le vendredi de 11 heures à 20 heures
– le week-end de 13 heures à 18 heures

Côté tarifs, on est sur du 11€ l’entrée qui passe à 9€ si vous êtes étudiant·e par exemple. A noter que c’est gratuit pour les étudiant·e·s chaque vendredi. Toutes ces expos sont à voir avant le 29 mai.

La Piscine se trouve au 23, rue de l’Espérance à Roubaix et vous pouvez y aller en métro sans problème.