À Fives, le tiers lieu Volume Ouvert expose les créations de ses artistes pour la première fois

Dans Ch'est bieau, Culturons-nous, Lille

Le travail de Julie Everaert.

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Un lieu d’accueil, d’événements, un lieu de travail pour une vingtaine d’artistes et artisan·e·s, une ancienne usine chargée d’histoire, un très vaste volume baigné de lumière. Au n°9 de la rue de Pologne, à Marbrerie, Volume Ouvert s’épanouit depuis 2019. Et signe sa première expo collective, visible jusqu’au 7 avril.

Un portail comme on en croise plein, derrière lequel se cache une grande usine vidée de ses machines, remplacées par du matériel artistique et artisanal. Chez Volume ouvert, association créée en 2015 et installée depuis 2019 à Fives, on crée, on travaille et maintenant on accueille. “On avait tous du mal à trouver un lieu pour travailler, raconte Marion Masset, artisane designer. On a décidé de mutualiser nos forces. On a commencé par s’installer dans un grand local à Moulins.” L’asso y séjourne un an et demi, avant de déménager à Fives. “On est une vingtaine de structures, artistes, artisans, et collectifs, à travailler ici.

Une vingtaine de structures travaillent dans cette ancienne usine.

Et le mélange des arts est doux : “Fabrication de meubles, architecture, théâtre, photographie, on a Machine Sauvage qui fait du VJing, et on a des plasticiens.” Des créateurs et créatrices qui ont vu dans l’ancienne usine de la rue de Pologne un potentiel, et pas que pour travailler. “On veut vraiment faire vivre le lieu, confirme Rémi Zanutto, plasticien membre de l’asso. On veut que les gens viennent pour des concerts, pour des ateliers, que le lieu soit ouvert.” Et pour redémarrer cette face-là du projet, Volume Ouvert accueille une exposition.

Coraux sous cloche, piliers rouillés, arbres imaginaires

On voulait promouvoir le travail d’artistes émergent·e·s, qui sont étudiant·e·s ou juste diplômé·e·s des Beaux-Arts de Tourcoing“, précise Rémi. Les visiteurs et visiteuses découvriront les fins coraux sous cloche de Julie Everaert, leveront la tête sur les piliers pyramidaux rouillés par la pluie de Thibault Barois, les photos déambulatoires d’Amine Haddadi, tous les deux membres du Collectif des Terres.

Les structures pyramidales de Thibault Barois.

Rémi Zanutto expose lui même deux créations de bois et de silicone, des arbres allumés de l’intérieur, “passerelles entre l’imaginaire et le réel” tirées de l’univers de la science-fiction. Le peintre Pierre Saunier proposera une plongée dans des toiles où la couleur est reine. Ses œuvres feront face à celles d’Amandine Ostak, pleines de tendresse pour les scènes de la vie de tous les jours.

Les arbres imaginaires de Rémi Zanutto.

Ce jeudi, le vernissage prévoit d’accueillir du monde. Pas de panique, l’expo ne sera pas décrochée avant le 7 avril. “On fait des visites sur rendez-vous, pour être sûr que quelqu’un puisse être là pour accueillir les visiteur·se·s“, précise Rémi. Il suffira de lui passer un petit coup de bigo au 06 43 55 82 65.

On vous laisse avec le site de Volume Ouvert et l’event Facebook de cette chouette expo.