À Marcq-en-Barœul, Diego Delbecq et Camille Pailleau espèrent ouvrir Rozó en mai

Dans Food Porn, Lille
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C’est toujours le risque quand on transforme un vieil entrepôt en lieu de vie : que les travaux durent, durent, durent, au point de repousser de plusieurs mois l’inauguration. C’est ce que vivent Camille Pailleau et Diego Delbecq depuis une paie maintenant, dans leur futur resto de Marcq. Prochain objectif : mi mai.

L’attente doit être longue, pour le couple de chef·fe·s. Depuis qu’iels ont quitté la rue de la Monnaie, à Lille, pour se consacrer à l’aménagement d’une ancienne imprimerie à Marcq-en-Barœul, iels n’ont pas eu beaucoup d’occasions de se retrouver derrière des fourneaux.

On vous refait l’historique : au printemps 2021, les deux patron·ne·s décident de fermer leur restaurant de la rue de la Monnaie, étoilé et constamment rempli. Pas de découragement ni d’éponge jetée, c’est qu’iels ont décidé de déménager à Marcq-en-Barœul, dans une ancienne imprimerie qui leur a tapé dans l’œil, dans le quartier du Bourg. Iels engagent les travaux avec l’objectif d’ouvrir dans l’hiver. Mais c’était sans compter sur quelques riverain·e·s mécontent·e·s qui voyaient l’arrivée d’un resto gastronomique comme une mauvaise nouvelle (plus de trafic de voitures, potentiellement des gens qui parlent fort dans la rue la nuit, ce genre de trucs). Ces habitant·e·s avaient fait un recours pour stopper le projet. Une tentative qui n’aura pas marché, mais qui aura cependant bien retardé l’ouverture.

Voilà pour le premier acte. Les travaux reprennent, et le nouvel objectif est fixé au mois de mars de cette année. Mais là, c’est la pandémie mondiale qui joue des tours aux patron·ne·s : les travaux tardent à s’achever en raison des grandes pénuries mondiales de matériaux de construction. Ils n’ont repris que dernièrement. Si le chantier avance cette fois sans discontinuer, il devrait s’achever en mai. Camille Pailleau et Diego Delbecq espèrent servir leurs premier·e·s client·e·s mi ou fin mai.

Le restaurant accueillera 40 à 45 couverts dans un lieu carrément atypique. Une grande verrière à l’étage abritera une salon privatisable. La carte n’a pas encore été définie, et elle changera de toute façon très régulièrement. Mais le menu du midi à 37 euros sera de retour. Tout comme, les deux chef·fe·s l’espèrent, l’étoile Michelin l’année prochaine.