Le Dojo, le bar à l’ambiance foyer de lycée qui vient d’ouvrir à Saint-Michel

Dans Chill, Lille, Night Night
Scroll par là

Son ouverture mi-mars s’est faite discrètement. Mais le Dojo Bar commence doucement à accueillir les fans de flipper, les potes qui viennent se faire une partie de fléchettes ou de baby et des habitant·es du quartier venu·e·s pour boire un godet. Le remplaçant du Lucky Ducky, rue Nicolas-Leblanc, veut devenir le QG des gens qui aiment faire des rencontres et parler de leurs passions.

Il n’y a pas encore la nouvelle devanture mais les fûts sont déjà ouverts. Derrière le zinc, Adrien, 36 ans, affiche un grand sourire et une soif de rencontrer les gens du quartier Saint-Michel. “Je n’ai encore fait aucune communication mais il y a déjà des potes qui passent, des curieux et des fans de flippers. Mon objectif, c’est vraiment de devenir une sorte de bar de quartier où on passe après le taf pour décompresser avec sa bande ou tout seul.

Cette envie, il la tient de ses souvenirs de son ancien QG lorsqu’il était plus jeune : l’ex-Meltdown de la rue du Faisan. “J’étais un gamer, je ne trainais ni dans les bars ni en boîte à l’époque. En revanche, je passais mes mercredis au Meltdown à parler de ma passion et, surtout, à faire des rencontres. À la fin, je n’y allais plus pour les tournois mais pour les gars derrière le bar et les copains.” C’est cette ambiance de cafèt’ ou encore de foyer de lycée qu’Adrien veut insuffler à son bar.

Foot, manga et flipper

Et pour la créer, il a simplement mis tout ce qu’il aime dans la déco et le concept du lieu. “Ici, tout a une raison d’être : le nom fait référence à ma série préféré Cobra Kai, les couleurs des murs sont un clin d’œil au jeu Rust, il y a de la déco Dragon Ball et on passe du sport à la télé.” Quand on a débarqué, il diffusait un tournoi de bûcheronnage sportif, pour vous dire à quel point Adrien est ouvert. Même si son truc, c’est surtout la Ligue des Champions. “J’ai même deux télés pour voir les matchs des demies en même temps et ne pas avoir à choisir,” plaisante-t-il.

Un bon flipper pour aficionados trône aussi au milieu du bar, et un deuxième arrive bientôt pour organiser des tournois. Il y a aussi un jeu de fléchettes et un bon vieux baby comme dans votre foyer du lycée. Attention, le Dojo aime les jeux et le foot mais ce n’est ni un bar de gamers ni un bar de footeux. “C’est un bar de quartier, de rencontre, peu importe ton sexe, ton origine ou tes passions“, appuie Adrien qui tient à ne pas se coller d’étiquette. “Même ceux qui ont rencard Tinder peuvent venir“, conclut-il tout sourire.

Pour la musique, dites-vous qu’il entend même laisser en partie le contrôle de la playlist aux client·es. “Moi, je suis plutôt rap et hip-hop mais je suis curieux de tout et on peut mettre du reggae, de la pop ou de la chanson française. Tout sauf du PNL ou du Jul, c’est ma limite.” Pour les bières pression aussi, il compte sur les retours de ceux et celles qui en boivent pour faire varier et upgrader son offre. Pour l’instant, il a six becs avec des prix qui vont de 4 à 6,50€ la pinte avec une happy hour à 5€ (sauf pour celles à 4€ bien évidemment). Il a aussi une offre shooters et des softs. Des planches d’un prestataires vont aussi bientôt arriver pour parfaire le temps de l’apéro.

Côté horaires, ça va bouger avec le temps et les usages mais en ce moment, vous pouvez trouver le Dojo ouvert tous les jours sauf le dimanche de 17 heures à minuit avec une prolongation jusqu’à une heure le samedi. “Mais s’il y a un match cool le dimanche, j’ouvrirai ou si il y a des prolongations je fermerai plus tard“, annonce le Lillois. En fait, tout se calera selon les usages et les envies de ses client·es. Si ça devient de fidèles habitué·es, c’est encore mieux.

Le Dojo, c’est au 59 rue Nicolas-Leblanc, à deux pas des Beaux-Arts de Lille. Le bar n’a pas encore de compte Insta (mais ça va arriver) mais il a sa page Facebook en revanche. Adrien y annoncera les prochains events.