Comment ça marche, Vozer ?

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Vozer est ce qu’on appelle communément une rédaction, composée de journalistes, mais pas que. On a aussi une community manager de l’espace. Sans vouloir tomber dans le romantisme, on va là où l’actu nous mène. Voilà comment on fonctionne, si vous vous posiez la questions.

Le gang

La rédaction est à géométrie variable, au gré des allées et venues des journalistes stagiaires. Mais le noyau dur de Vozer est composé de deux journalistes et d’une community manager. On a en permanence un·e stagiaire journaliste (nos fameux·ses Noé·mie) rémunéré·e qui est là pour six mois. Du coup, si vous avez bien calculé, on en a deux par an. On prend aussi de temps en temps des stagiaires pour deux mois. Iels sont moins avancé·e·s dans leur parcours, n’ont pas ou peu d’expérience et pas encore de stage à faire pour valider leur diplôme, mais ont une grosse envie de se frotter au terrain. On compte également des correspondant·e·s locaux·ales de presse, qui ne sont pas journalistes, qui bossent ou étudient à côté, mais qui aiment écrire autant qu’iels aiment Lille. On vous présente l’équipe ici.

Comment choisit-on les sujets ?

À force de traîner nos savates aux quatre coins de la métropole, on a fini par construire un solide et fidèle réseau. Parfois, les gens nous contactent pour nous prévenir qu’il va se passer un événement potentiellement digne d’intérêt. À d’autres moments, c’est l’actu chaude qui fait la loi : le préfet ou la mairie peuvent prendre une décision qui va impacter les Lillois·es (le port du masque à l’extérieur, l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique…). Là, on abandonne momentanément nos sujets qui pressent moins pour écrire sur le “chaud” et publier dans la foulée.

Et parfois, on va provoquer des sujets, parce qu’on trouve qu’il serait de bon ton de les traiter, parce qu’on s’est posé nous-mêmes la question et qu’on se dit qu’on ne doit pas être les seuls. Le lundi matin, on se réunit pour faire un point sur les sujets en cours. Ils sont attribués aux membres de l’équipe, et on fait un programme des parutions de la semaine. En sachant qu’il aura une durée de vie limitée : comme on vous le disait, on vit au gré de l’actu, et on refait le programme autant de fois que nécessaire. Rien n’est jamais figé.

Si vous avez lu le paragraphe sur l’équipe, vous avez compris qu’on n’est pas nombreux. Parfois, on est obligés d’arbitrer, parce qu’on n’a pas assez de mains pour traiter toute l’actu. On fait notre possible pour éviter ça, mais on n’a parfois pas le choix.

Comment on se rémunère ?

Vozer est entièrement gratuit pour ses lecteur·rices. Lorsqu’on a créé ce média, on n’avait pas du tout envie de faire de la publicité classique, avec des bandeaux que de toute façon, vous ne voyez pas parce que, malin·e·s comme comme êtes, vous avez un bloqueur de pub installé sur votre navigateur.

On a donc décidé de créer une offre de brand content à la charte éthique très stricte : le nombre de publications sponsorisées ne doit pas dépasser 15% des publications du site, la mention “article sponsorisé” doit paraître au début et à la fin de l’article (ou au début et à la fin de chaque vidéo), et le ou la client·e n’a pas de droit de regard sur la publication avant parution. C’est nous qui produisons ces contenus pour en contrôler la qualité, le ton, l’éthique et faire en sorte que notre premier contrat (celui avec les lecteur·rice·s, celui d’informer) soit respecté, même dans ces contenus de marque.

Seuls ces contenus sponsorisés sont achetés par nos client·e·s. Pour un article écrit par la rédaction, on ne vous demandera pas un kopeck.

Déontologie, déontologie

On va vous dire ce qu’on dit en propos liminaire à nos stagiaires : quand on bosse pour Vozer, on n’accepte pas de cadeau dans le cadre de ses fonctions, on ne boit pas de godet à l’oeil, on paie ses restos et on ne demande pas de traitement de faveur particulier. C’est quand même beaucoup plus sain comme ça. Quand on teste une nouvelle adresse, on y va sans se présenter, on goûte, on paie, et après tout ça, si on trouve qu’il faut en faire un article, on se présente aux gérant·e·s. Comme on ne s’est pas présenté·e·s avant de commander, on a été traité·e·s comme tout le monde, et ça nous permet de savoir quelle expérience nos lecteur·rice·s vivront dans l’établissement.

De la même manière, les interlocuteur·rice·s de la rédaction n’ont pas de droit de regard sur nos articles. Si nos client·e·s ne peuvent pas y jeter un petit coup d’oeil avant parution, vous pensez bien que les articles de la rédaction bénéficient de la même immunité. On avoue qu’on est quand même pas mal attaché·e·s au principe de liberté de la presse. Vozer est seul·e propriétaire de ses contenus, de son ton, de ses photos, de ses vidéos, de ses délires sur les réseaux sociaux et de son image.

Oui, on écrit en inclusif

Et ce n’est pas près de changer. Nous aussi on trouve que c’est moins joli, que c’est moins fluide, que le regard accroche sur le point médian. Et si vous voulez tout savoir, écrire en inclusif nous prend du temps supplémentaire. Relou, hein ? Oui, mais absolument nécessaire, à notre avis. Vozer est un média d’information, pas d’opinion, mais on se rangera toujours du côté de l’inclusivité, quelle qu’en soit la forme. Et il s’avère que comme notre métier, c’est d’écrire, on n’a pas d’autre choix que de le faire en inclusif. D’ailleurs, si quelqu’un sait comment créer un raccourci clavier simple pour ce foutu “·” sous Windows, on est preneur·euse·s.

Vozer est une marque du groupe Voix du Nord

Vozer, il y a cinq ans, a été créé comme un test pour savoir s’il était possible de faire de l’info locale à destination des moins de 35 ans. Une chose en entrainant une autre, Vozer est aujourd’hui une rédaction séparée de celle de La Voix du Nord, avec sa ligne éditoriale propre, sa communauté en or massif, son identité et son équipe. On a la chance de travailler avec les formidables commerciaux de la régie pub La Voix Médias, qui ont su voir en Vozer un potentiel commercial et ont eu le courage de croire en nous dès le début (gros big up, c’était pas gagné).