Avec Styr, la danoise Marion Jensen veut faire du vélo le roi de la ville

Dans Mon P'tit Vélo
Scroll par là

Marion Jen­sen est Danoise. À Copen­hague, les vélos sont rois. Quand elle est arri­vée à Lille y a quelques années, la jeune femme a été… com­ment le dire avec déli­ca­tesse? Disons éton­née par le manque de place lais­sée aux vélos dans la ville. Cette archi­tecte urba­niste a créé Styr (gui­don en danois), un blog qui vante les mérites du deux-roues et les bonnes adresses qui le servent à Lille. 

#kee­prol­ling­with­style. Tout est dans le hash­tag. Marion pédale depuis qu’elle est gamine. C’est un style de vie pour elle, comme pour l’im­mense majo­ri­té des habi­tants de Copen­hague. “C’est même le mode de trans­port natu­rel pour nous.” A Lille, où elle tra­vaille, elle a un brin lut­té pour trou­ver sa place, au gui­don de son vélo hol­lan­dais. “Le vélo n’est pas aus­si mort qu’on peut le croire à Lille, mais il y a encore beau­coup de choses à amé­lio­rer, ici.

Son argu­men­taire, elle le pré­sente de façon pyra­mi­dale. “Il y a plu­sieurs étapes pour arri­ver à faire d’une ville un endroit accueillant pour les vélos. L’ac­ces­si­bi­li­té, les rai­sons pour les­quelles on veut inté­grer le vélo dans la ville, la sécu­ri­té, le confort, et l’in­té­rêt.” Il y a un peu de tra­vail à Lille… “Il faut que les pistes cyclables soient vrai­ment bien reliées entre elles, que les cyclistes ne soient pas en dan­ger lors­qu’ils sont sur la route, que des par­kings à vélos soient acces­sibles à tous…

Tout n’est pas noir dans le tableau qu’elle dresse, cepen­dant. “Il y a une grosse com­mu­nau­té de cyclistes à Lille, et des endroits très sym­pas qui per­mettent d’en­tre­te­nir son vélo, comme Les mains dans le gui­don.

Son blog est truf­fé de bonnes adresses et de pho­tos de gens et de leur vélos, tout comme sa page Face­book et son compte Ins­ta­gram. Par là, Marion veut don­ner envie aux Lil­lois de péda­ler plus. “Je me dis que s’ils voient des vélos tous les jours sur Face­book ou Ins­ta­gram, l’i­dée va leur trot­ter dans la tête…” Et s’il y a plus de vélos, la ville ver­ra peut être le besoin d’a­mé­na­ger les rues pour eux. Un cercle ver­tueux, en gros.