“Epic loon”, le nouveau jeu vidéo rétro-déjanté développé à Tourcoing

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Vous avez pas­sé vos heures de perm’ de lycée à jouer à Worms avec vos potes ? Vous aviez Juras­sik Park ou encore Alien dans votre biblio­thèque VHS étant mômes ? On a trou­vé votre jeu de l’é­té lors­qu’il fera moche dehors : “Epic Loon”, un jeu mul­ti­joueurs né à Tour­coing où des aliens viennent squat­ter vos films pré­fé­rés.

A la Plaine Images de Tour­coing, on connaît sur­tout 3D DUO pour ses jeux sur mobile. Sauf que depuis trois ans, ses déve­lop­peurs ont des four­mis dans les doigts et les méninges : ils ont bien envie de créer un bon vieux jeu vidéo sur PC et console, comme ceux qu’ils ont connus pen­dant leur enfance des années 90’s, où le smart­phone n’exis­tait pas.

La bande de 3D DUO monte alors son label Macrales Stu­dio. On est en 2015 et ils ne savent pas vrai­ment encore quel genre de jeu sor­ti­ra de leurs mul­tiples “beers­tor­mings”. Ils savent déjà ce qu’ils ne veulent pas — bye bye le free to play, les zom­bies ou encore le jeu mobile — et listent toutes leurs envies et réfé­rences dans  un ska­ker — cou­cou les 90’s, le magné­to­scope, Mars Attacks, les soi­rées potes-canap’ et l’hu­mour Canal+ à sa grande époque.

 

Et sur­tout, ils veulent un jeu mul­ti­joueurs où les skills ne font pas la gagne. “On ima­gi­nait déjà un jeu où les joueurs avaient peu de contrôle sur leurs per­sos mal­adroits avec un rôle très impor­tant de la phy­sique”, explique Maxime, lead deve­lo­per chez Macrales. “En gros, on veut que les joueurs ragent de ne pas y arri­ver et se sentent puis­sants quand ils arrivent à faire un bon coup sans trop savoir com­ment”, conti­nue Chris­tophe, lead game desi­gner.

Une fois le sha­ker bien bien bien agi­té pen­dant trois ans, voi­là “Epic Loon”, un cock­tail déjan­té en noir et blanc qui vient réveiller la nos­tal­gie puis­qu’il est bour­ré de réfé­rences à la pop culture.

Le pitch : bien­ve­nue dans le salon de Joe, un céli­ba­taire endur­ci qui vit chez sa grand-mère dans le Wyo­ming. Sa pas­sion ? Les VHS, les VHS et les VHS. Il en a des tonnes et son magné­to­scope a du mal à suivre. Sauf que quand il insère la cas­sette de net­toyage (si vous ne savez pas ce que c’est, vous êtes juste né trop tard) dans sa machine, elle libère des aliens qui pour­rissent ses autres cas­settes. Joe va donc mettre ses films les plus vio­lents pour ten­ter de les contrer : Gro­ji­ra, Juras­sik Land ou encore Nos­fe­ra­cu­la.

Et les aliens, et bien c’est nous ! On peut jouer en solo ou co-op en mode His­toire (comp­tez 8–10 heures de jeu) mais éga­le­ment en Bat­tle où, là, tous les coups sont per­mis. “C’est le jeu par­fait pour l’a­pé­ro, car on peut y jouer à une main, pro­met Maxence, le boss de Macrales. On peut aus­si se lan­cer dans les paris spor­tifs si on a la flemme en met­tant en route les stu­pi­di­tés arti­fi­cielles du jeu”.

Au total, le déve­lop­pe­ment d’E­pic Loon a coû­té 300 000€ mais vous avez de la chance, pour y jouez, ce sera plu­tôt autour de 15€. Il sera offi­ciel­le­ment télé­char­geable le 13 juillet pro­chain sur les pla­te­formes de jeux comme Steam ou Micro­soft Store. Et on n’y joue pas sur mini­tel ras­su­rez-vous, mais sur Nin­ten­do Switch, XboX, PC et, dès sep­tembre, sur PS4.

Pour patien­ter, on vous laisse avec le clip tota­le­ment bar­ré et génial du groupe auver­gnat Prya­pisme qui s’est char­gé de toute la musique du jeu.