Lille et Roubaix sont dans le top 10 des villes les plus polluées de France

Dans Lille, Transport
Scroll par là

Pho­to archives @PatrickJames/LaVoixduNord 

C’est sûr qu’on pré­fè­re­rait squat­ter un autre top 10 que celui-là… Mais voi­là, un récent clas­se­ment, éta­bli selon plu­sieurs sources dont celles de l’Of­fice mon­dial de la san­té (OMS), place Rou­baix et Lille par­mi les villes les plus pol­luées du pays. 

Atten­tion, on ne parle pas seule­ment ici de pol­lu­tion de l’air. Ce n’est qu’un des cri­tères pris en compte par le maga­zine Bon­heur et San­té qui a dres­sé ce clas­se­ment. Il a aus­si pris en compte la qua­li­té des sols et les sites conta­mi­nés. Et pour le coup, le Nord avec son pas­sé indus­triel en prend pour son grade.

La preuve, c’est que Rou­baix qui frôle le podium des mau­vais élèves doit sa 4e place en grande par­tie à cause de son his­toire d’a­mour avec le tex­tile. Pen­dant la révo­lu­tion indus­trielle, la ville est car­ré­ment deve­nue the place to be du monde tex­tile. On la sur­nom­mait même le “Man­ches­ter fran­çais”.

Cette renom­mée mon­diale va de paire avec un bon gros paquet d’in­dus­tries aux tech­niques pas for­cé­ment très éco­los au début du XXe. Et quand l’in­dus­trie tex­tile com­mence à se cas­ser la figure dans les années 70, elle laisse les sols rou­bai­siens bien conta­mi­nés.

Selon Bon­heur et san­té, Rou­baix compte au moins 38 sites conta­mi­nés au plomb et aux hydro­car­bures. Ça fait quand même pas mal et for­cé­ment, quand on rajoute la qua­li­té de l’air pas top de la métro­pole lil­loise, ça ne donne pas un mélange très heal­thy.

 

Pas très loin, on retrouve donc logi­que­ment notre capi­tale des Flandres à la sixième place. Elle aus­si compte des sites aux sols pol­lués mais connaît sur­tout des épi­sodes de pics de pol­lu­tion de l’air.

Ne vous affo­lez pas en déci­dant de démé­na­ger de suite. Déjà parce que l’herbe n’est pas for­cé­ment plus verte ailleurs (Cou­cou Lyon 1er et Mar­seille 2e). Le maga­zine de san­té le dit lui même.

On ne peut poin­ter une ville du doigt comme étant une mau­vaise élève : les par­ti­cules sont mobiles, les pol­lu­tions se dis­persent, et le pro­blème se géné­ra­lise à l’échelle mon­diale. Inutile éga­le­ment de pani­quer face à ses don­nées : l’idée est d’adopter un com­por­te­ment res­pon­sable et de prendre conscience du pro­blème.”

Pour les sols, on ne peut clai­re­ment pas y faire grande chose à notre échelle. Lais­ser Titine au garage et limi­ter ses déchets, ça on peut.