Six raisons de garder la victoire modeste face aux cousins belges

Dans Lille, Sueur
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OK. Dis­ons qu’en tant que Lil­lois, on peut dire qu’on a gag­né à 80% et per­du à 20%. Non ? Mais si. Ne refoulez pas votre part belge hou­blon­née qui a douce­ment pleuré en vous mar­di soir à la fin des nonante min­utes de match. Surtout que c’é­tait pas gag­né. 

  • A 350 ans près, on aurait perdu avec eux

Bah oui, Lille n’est française que depuis 1668. Ce n’est pas pour rien si on se sent aus­si proches des cousins Belges : aujour­d’hui on est peut-être voisins mais fût un temps où on était car­ré­ment colocs. Lille était l’une des cap­i­tales des Pays-Bas du Sud avec, entre autres, Brux­elles et Lux­em­bourg.

Si aujour­d’hui, on est en finale, nous Lil­lois, c’est grâce à Louis XIV qui est venu nous rat­tach­er à la France il y  350 ans.

 

Sans lui et sa soif de con­quête, Pavard et Varane auraient été des Dia­bles Rouges et les choses auraient pu tourn­er autrement ce mar­di soir.

  • Grâce à eux, on va sortir plein de répliques de Dikkenek au bureau

Il faut juste les remas­teris­er un peu et on est là pour vous y aider :

Le match ? Ah bah on les a car­jack­és. Je te dis qu’on les a car­jack­és. On leur a volé la finale. Non, ils ont rien su faire, ils ont taché de courir der­rière mais qu’est ce que tu veux faire. Non, bah la coupe du monde elle est restée dans notre boîte à gants. Ils sont écoeurés.”

“De toute façon avec les Belges, c’é­tait ou ils sor­tent, ou on les sort, hein, mais il a fal­lu pren­dre une déci­sion.”

“Ça se voy­ait qu’ils étaient ten­dus. Si, je te dis qu’ils étaient ten­dus. Si je te dis qu’ils étaient ten­dus, c’est qu’ils étaient ten­dus. Et per­son­ne n’est allé cher­ché de poney.”

  • Ils restent les meilleurs en demis

On les a bat­tus en demie, ça c’est clair. Par con­tre pour ce qui est des autres demis. Non, désolée, ils restent de loin les cham­pi­ons du monde toute caté­gorie pour l’é­ter­nité et au delà.

 

  • On squatte quand même pas mal leurs universités

On n’a pas cal­culé au jeune près. Mais on tourne quand même autour de 20 000 étu­di­ants Français qui squat­tent les bancs des facs et écoles belges. Et comme on compte bien con­tin­uer, mieux vaut avoir la vic­toire mod­este.

  • On a tous les deux perdu Johnny il y a moins d’un an

C’é­tait le plus fran­co-belge de tous. Et waouh, c’est encore dur de savoir qu’il n’est plus. Alors dans l’ad­ver­sité et le deuil, restons unis.

  • Au final, on aurait gagné quoi qu’il arrive

Ce n’est pas de la provoc’ ou de la suff­i­sance, juste des math­é­ma­tiques. Avant celui de mar­di soir, sur les 11 matchs France-Bel­gique en com­pèt offi­cielle, on en a gag­né 5, on a fait match nul pour 3 et eux en ont gag­né 3. Donc s’ils nous avaient bat­tus en demie, ils n’au­raient fait que réduire l’é­cart sur la durée avec 4 matchs gag­nés con­tre 5 pour nous. C’est tiré par les cheveux, mais ça se tient.