Et sinon, niveau sécurité à la Braderie, ça donne quoi ?

Dans Braderie de Lille, Lille
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L’an­née der­nière, niveau sécu­ri­té, la ville de Lille avait vu grand pour la Bra­de­rie. En même temps, quand on s’ap­prête à rece­voir plus de 2 mil­lions de visi­teurs chez soi, on fait atten­tion à ce qu’ils soient en sécu­ri­té. Rebe­lote cette année, avec des moyens de sécu­ri­té qui ne décon­ne­ront pas. 

No parking, no cars

Le péri­mètre de la Bra­de­rie sera donc tout à fait her­mé­tique à la cir­cu­la­tion. Une fois que tout le monde aura ins­tal­lé ses étals, pas un moteur ne démar­re­ra dans Lille, et pas une voi­ture ne pour­ra entrer. Les mesures annon­cées par la ville et la pré­fec­ture cour­ront du ven­dre­di 31 août 19 heures au lun­di 3 sep­tembre 1 heure.

Pour ce faire, la recette de l’an­née der­nière fera très bien l’af­faire : six cent blocs de béton seront dis­sé­mi­nés autour du péri­mètre de la Bra­de­rie. Les expo­sants seront pas­sés à la loupe et leurs camions contrô­lés à l’en­trée. Au total, il y aura 26 points d’ac­cès : 14 pour les pro­fes­sion­nels et 12 pour le public. 

Comme en 2017, des fouilles aléa­toires aux entrées/sorties pour­ront être effec­tuées sur les pié­tons. Et on vous conseille plus que for­te­ment de lais­ser le cou­teau à sau­cis­son ou vos pétards au chaud à la mai­son.

Police is everywhere

Les forces de l’ordre seront à peu près par­tout, en civil ou en uni­forme, sous terre (métro) ou sur terre (gare), dans les airs ou sur la Deûle. En comp­tant tout le monde, ça devrait faire plus de 2000 per­sonnes mobi­li­sées rien qu’à Lille entre poli­ciers natio­naux, muni­ci­paux, sécu­ri­té civile et gen­darmes.

On rajoute à ça trois héli­cos (dont un avec camé­ra embar­quée), un avion de la police des fron­tières pour qua­driller le ter­rain, des agents pos­tés dans la ban­lieue lil­loise et jus­qu’en Gare du Nord à Paris, et on arrive à presque à 3000 forces de l’ordre déployées pour la Bra­de­rie dans son ensemble. 

De l’air rue de Gand

L’i­dée d’un tel dis­po­si­tif est bien sûr de réduire au mini­mum le risque d’at­ten­tat mais aus­si de désen­gor­ger au maxi­mum les axes pour évi­ter un mou­ve­ment de foule. L’an­née der­nière, cer­tains d’entre vous ont peut-être un cui­sant sou­ve­nir de la ten­ta­tive de tra­ver­sée de la rue de Gand.

Sachez que cette artère devrait un petit peu mieux res­pi­rer cette année : une charte entre les commerçants/restaurateurs de la rue et la mai­rie a été signée pour que cha­cun veille à ce que l’on puisse mar­cher à plus d’1m/h dans la rue pavée. Et le dis­po­si­tif sécu­ri­taire y a été ren­for­cé tout comme il le sera sur le mar­ché de Wazemmes dimanche matin avec le retour de la rue Gam­bet­ta dans le péri­mètre de la Bra­de­rie.

Allô rumeur ?

A la pré­fec­ture comme à la mai­rie, on sait que le risque zéro n’existe. L’une de leur plus grande crainte niveau sécu’ on l’a com­pris : le mou­ve­ment de foule. Il peut par­tir d’un rien mais aus­si d’une rumeur qui cir­cule dans la Bra­de­rie. Si vous en enten­dez une, pas de panique, il suf­fit de dégai­ner son por­table et d’al­ler che­cker le compte twit­ter de la pré­fec­ture, de la police natio­nale et de la mai­rie qui seront actifs tout au long du week-end et pour­ront démen­tir les rumeurs ou faire des appels à la popu­la­tion.