Regus, le futur coworking de la gare Lille-Flandres, a une vue imprenable sur la ville

Dans Lille, WorkWorkWork
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Un cowor­king et des bureaux dans une gare, ce n’est pas si excen­trique. Après tout, les gens sont mobiles, ont besoin de prendre le train pour des ren­dez-vous ailleurs, ou juste par­fois pour ren­trer chez eux. A la gare Lille-Flandres, les étages qui sur­plombent le par­vis sont en train d’être amé­na­gés en bureaux et en espace de cowor­king. Et il y a pire comme endroit, pour bos­ser. 

 

La gare avait ces locaux, et l’en­tre­prise spé­cia­li­sée dans l’a­mé­na­ge­ment d’es­paces pro Regus a ten­dance à s’ins­tal­ler dans les gares. L’un dans l’autre, ça fait un pro­jet immo­bi­lier de dingue. Ima­gi­nez. Les étages qui sur­plombent l’en­trée sont en train d’être ache­vés. Et comme la gare béné­fi­cie du cachet de l’an­cien, et que Regus a conser­vé tout le charme, les bureaux sont assez canons. Sur les trois niveaux, les salles donnent sur le par­vis et la rue Faid­herbe ou car­ré­ment sur les quais.

Une soixan­taine de bureaux va donc être mise à la loca­tion pour une heure, un mois, ou trente-six aux pre­mier et der­nier niveau. Et au deuxième étage, là où se suivent plu­sieurs anciens “salons royaux”, un espace de cowor­king va être mis à dis­po­si­tion de qui veut. On vous annonce tout de go 4 mètres sous pla­fond, che­mi­nées anciennes, ins­tal­la­tions high tech et cui­sine. “On arrive avec son ordi­na­teur dans son sac et on peut com­men­cer à tra­vailler, détaille Chris­tophe Bur­ckart, direc­teur géné­ral de Regus France. L’i­dée est de pro­po­ser un espace de tra­vail flexible et inno­vant.

Et si au pas­sage, il peut être beau, c’est tout gagné. “Le cri­tère N°1 des mil­len­nials quand ils choi­sissent un emploi, c’est la qua­li­té de l’en­vi­ron­ne­ment de tra­vail, avant la rému­né­ra­tion”, pour­suit le Chris­tophe Bur­ckart. Il faut dire que l’his­toire de la gare est assez fameuse et ses murs en portent encore les traces. “La pre­mière gare a été construite en 1841, raconte le direc­teur de la gare Eric Leboube. Mais elle était trop petite. Ils ont alors déci­dé de démon­ter la gare du Nord à Paris et de la recons­truire à Lille.” Voi­là, donc à l’é­poque, dans les années 1860, on pré­fé­rait réuti­li­ser les maté­riaux exis­tants. “La gare du Nord était trop petite aus­si pour Paris, de tout façon.” Du recy­clage grande échelle à la mode XIXe.

Les tra­vaux qui ont débu­té avant l’é­té vont s’a­che­ver tout bien­tôt, et l’ou­ver­ture au public est pré­vue pour le 5 octobre. Pour le cowor­king, “les prix n’ont pas encore été figés, mais à Lille, ça devrait être de l’ordre de 250 euros par mois à peu près, avec accès aux ser­vices et au réseau”, annonce Chris­tophe Bur­ckart.

Pour se ren­car­der, c’est sur le site de Regus