Chez Pipin, on apprend à cuisiner thaï dans une ancienne chapelle

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Tous les same­dis matins, Pipin est dans sa cui­sine. Elle est rare­ment seule à concoc­ter ses plats thaï puis­qu’elle livre ses secrets culi­naires lors de cours orga­ni­sés en petit groupe chez elle, dans la joie et les saveurs thaï­lan­daises. 

Et pour rajou­ter un peu de cachet à tout ça, la fameuse cui­sine de Pipin se trouve dans une ancienne cha­pelle rou­bai­sienne où elle vit avec son mari col­lec­tion­neur d’art. De quoi dévo­rer des yeux les lieux ou avoir les yeux plus gros que le ventre aux four­neaux. A vous de voir (et man­ger).

Sym­pa l’am­biance au salon.

Quoi qu’il en soit, on dit aus­si sou­vent “miam” que “wahou” chez Pipin. Une fois la porte fran­chie, notre prof de cui­sine du jour nous fait visi­ter. On papote avec nos col­lègues cuis­tots du jour avant de pas­ser aux choses sérieuses avec la dis­tri­bu­tion des tabliers.

Tous les ingré­dients et usten­siles sont four­nis par Pipin donc vous venez clai­re­ment les mains dans les poches. Vous, vous n’a­vez qu’à cui­si­ner en sui­vant les ins­truc­tions et nul besoin d’a­voir été appren­ti chez Paul Bocuse, on vous ras­sure.

Aujourd’­hui, c’est pad thaï !”, annonce notre cuis­tot enjouée. Pas de sur­prise côté menu puis­qu’elle a déci­dé avec vous de la recette lorsque vous avez réser­vé votre cré­neau. Cette fois-ci, on est dix en cui­sine et même si on doit res­ter atten­tifs aux indi­ca­tions don­nées au fur et à mesure par Pipin, l’am­biance est plus que décon­trac­tée.

On rigole, on se vanne, on fait des “bêtises” mais “pas de sou­cis, Pipin est là !”, lance à tout va notre hôte du jour. Les ques­tions sur les ingré­dients incon­nus fusent et Pipin n’hé­site pas à don­ner quelques tips et anec­dotes qu’on va pou­voir res­sor­tir quand on refe­ra le plat à nos potes.

Et Pipin nous donne même de quoi noter tous ses conseils (et la recette aus­si).

Au bout d’une bonne heure de pré­pa­ra­tion, c’est le moment de pas­ser à table et ça se passe tou­jours dans la cha­pelle. Pipin y a dres­sé une grande table et cha­cun se sert dans les plats cui­si­nés juste à côté. On se com­pli­mente sur nos talents culi­naires res­pec­tifs (parce que ça fait tou­jours plai­sir), on mange (bien) et on en pro­fite pour papo­ter de tout et de rien sous la lumière des vitraux colo­rés. On ne sait pas si Paris vaut bien une messe, mais un pad thaï vaut bien une cha­pelle.

Tadaaaaaam C’est aus­si beau que bon.

Au total, le com­bo cours et repas dure envi­ron 2h30. C’est 40€ par per­sonne (repas com­pris on le rap­pelle) et vous pou­vez venir seul, avec votre mère, vos potes, bref, qui vous vou­lez, peu importe leur niveau en cui­sine. Vous pas­sez un petit coup de fil à Pipin via son site inter­net et soit vous déci­dez quel plat thaï vous vou­lez cui­si­ner avec elle, soit vous la lais­sez choi­sir. Vous n’a­vez plus qu’à vous poin­ter à 11H30 le same­di choi­si au 58 Rue Saint-Jean, à Rou­baix.