Choisir sa mutuelle étudiante : mode d’emploi pour les nuls

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Bienvenue dans le monde merveilleux des frais de santé. Allez, oublions l’ironie et passons à ce qui vous intéresse : comment doit-on choisir sa mutuelle quand on est étudiant ? On vous aide à y voir plus clair (sans débourser un euro dans une nouvelle paire de lunettes, promis).

Déjà, c’est quoi une mutuelle ?

Ne riez pas. Ce n’est pas évident pour tous. Certains chez Vozer ont pratiquement passé la totalité de leurs années de fac sans savoir ce que c’était. Et c’est essentiellement parce qu’on confond souvent sécurité sociale étudiante et mutuelle étudiante. S’il y a bien une énorme différence entre les deux, c’est celle -ci : la sécu (étudiante ou non), c’est obligatoire alors que la mutuelle, non. 

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Alors à quoi ça sert une mutuelle si ce n’est pas obligatoire ? Pour vous donner un indice, sachez qu’on l’appelle aussi complémentaire santé. Autrement dit, une mutuelle c’est ce qui va venir compléter votre remboursement de la Sécu quand vous allez chez le doc’ ou que vous achetez une nouvelle paire de binocles par exemple.

Le tuto avant de choisir sa mutuelle

Depuis la rentrée universitaire, sur les campus, vous avez forcément dû choper un ou deux flyers des mutuelles étudiantes comme la LMDE ou la SMENO. Comme vous êtes étudiants et fiers de l’être, vous vous dites que la logique veut que ce soit vers ces mutuelles que doit se porter votre choix. Alors que… pas forcément. Tout dépend en fait de votre situation, de vos besoins et de votre compte en banque. On vous fait le topo de la marche à suivre en points boulettes :

  • Passez un coup de bigo au parents
    Pas pour leur demander de raquer pour la mutuelle mais plutôt pour savoir si vous ne pouvez pas vous affilier à la leur. Parfois ça ne coûte rien ou pas grand chose de se mettre sur celle de ses parents alors avant de se prendre la tête à comparer des mutuelles, autant appeler Môman pour se renseigner. 

  • Se renseigner sur la CMU-C et l’ACS 
    Késako ? Ce sont des aides pour les plus précaires. Si vous êtes par exemple déjà sous le régime CMU (couverture maladie universelle), y’a peut-être des chances que vous puissiez aussi avoir la complémentaire santé qui va avec. Selon une étude de 2014, 6,3% des étudiants, avec ou sans complémentaire santé, pourraient être éligibles à la CMU-C. Cette dernière est gratuite mais elle est attribuée sous conditions de résidence et de ressources. Tout comme l’ACS (Aide pour une complémentaire santé). Pour se renseigner, c’est par ici.

  • Se demander si on en veut une, de mutuelle
    Comme elle n’est pas obligatoire, c’est quand même une question à se poser. On ne sait jamais ce qui peut arriver donc les plus prévoyants ne se poseront pas la question.

  • Comparer toutes les mutuelles, pas que les étudiantes
    Comme on le disait au-dessus, ce n’est pas parce que vous êtes étudiant que votre mutuelle doit l’être. Lorsque vous vous lancerez dans vos comparatifs, n’hésitez pas à ajouter dans votre tableau les offres jeunes des autres mutuelles non-réservées aux étudiants. Selon vos besoins en matière de santé, vous pourriez avoir de belles surprises. 

Combien je dois mettre pour ma mutuelle ?

Oui parce qu’on ne va pas se mentir, si beaucoup d’étudiants renoncent à avoir une mutuelle, c’est plus par souci d’argent que par flemme ou peur du médecin. La semaine dernière, l’émission “On est plus des pigeons” a essayé d’y voir un peu plus clair dans toutes les offres proposées pour les étudiants. Et c’était pas du gâteau puisque que chaque mutuelle propose plusieurs “packages” selon ses besoins. Grosso modo, le panel d’offres va de 5€ par mois (ça paaaaaasse) à 50€ par mois (bye bye l’abonnement Netflix). 

Selon les experts interrogés par les journalistes des Pigeons, le plus raisonnable est de tabler sur une mutuelle à environ 15€ par mois. Ou ne jamais tomber malade, mais c’est moins safe.

Pour creuser le sujet (et non le trou de la Sécu’), on vous laisse aller mater le reportage de l’émission “On est plus des pigeons” en replay jusqu’à la fin du mois d’octobre